« Et si, ensemble le bonheur ça se partage »

La personne âgée est l’épicentre des institutions gérontologiques. Malgré la maladie et la souffrance, l’accompagnement est indispensable au sein de leur vie tout en partageant de bons moments.

Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. Marcel PROUST

L’accompagnement de la personne âgée..

  • Le vieillissement chez la personne âgée

Le cycle de la vie entraîne une succession de pertes: c’est-à-dire celle de l’enfance, la perte de la jeunesse, le décès d’un parent, etc.  Avec l’âge, elles deviennent plus nombreuses : perte du travail (retraite), perte du rôle familial, perte d’autonomie, perte de l’image de soi, etc.

La vie fait que la personne devenue âgée va être confrontée à des difficultés, mais elle peut les éviter, en remplaçant ces pertes par de nouveaux centres d’intérêts.

Mais pour l’Homme, la vieillesse peut engendrer sur les personnes qui n’y arrive pas un isolement et un repli sur soi.

La vieillesse fait partie des étapes de la vie où les personnes continuent d’accomplir ce qu’elles peuvent. Certaines restent autonomes et lucides, tandis que pour d’autres sont limités par l’incapacité de pouvoir réaliser des gestes quotidiens.

L’accompagnement est donc nécessaire pour les aider à réaliser les actes de la vie quotidienne.

  • L’accompagnement

De la langue latine, le terme “companio” signifie : “celui qui mange le pain avec”, donnant plus tard les termes français de compagnon et copain. Composé du préfixe latin  “ac”, qui veut dire rapprochement,proximité. L’accompagnement évoque donc un lien de proximité entre des personnes.

Venant du verbe accompagner qui définit le fait de : “se joindre à quelqu’un pour aller où il va, en même temps que lui.” Cette notion d’accompagnement est mentionnée avec la personne âgée comme une façon d’entourer la personne en difficulté, la soutenir moralement et physiquement jusqu’à la fin de sa vie.

La relation de confiance doit être établie entre l’accompagnant et l’accompagné, ce qui permet d’être au plus proche de la personne soignée. L’aidant doit du respect à l’autre, une bienveillance et un non jugement envers la personne âgée. Présent pour apporter du réconfort au patient, il fait preuve d’une écoute attentive ainsi que d’une attitude empathique. La relation de confiance va aider la personne âgée à pouvoir s’exprimer librement de tout ce qui peut l’affecter.

L’accompagnement au quotidien de la personne âgée permet à la personne malade de reprendre confiance en soi et de préserver son autonomie. Ce terme d’accompagnement se substitue à la prise en charge de la personne.

C’est PARTAGER avec eux,..

  • Le partage:

Partager, c’est être là, présent avec l’autre.  On qualifie un moment de partage lorsqu’il est accompagné d’un être vivant.

Image prise par Mélina BOURQUIN

L’équipe pluridisciplinaire de l’institution gérontologique va tisser des liens avec la personne âgée, sans le savoir elle réalise donc un moment de partage. Cette relation de confiance permet à la personne soignée de s’exprimer auprès du soignant, de ce qui est présent : peur, honte, colère, tristesse, joie, curiosité, étonnement, plaisir, déplaisir, intérêt, répulsion, gratitude, etc. Le temps passé avec la personne âgée va susciter de l’écoute et de la communication, qu’elle soit verbale ou non. Le moment reste le même auprès d’elle.

Groupe d’enfants soclaires à l’EHPAD de MORTEAU, image réalisée par Mélina BOURQUIN

 

Des partages inter-générationnels sont importants pour ces personnes soignées, cela permet réciproquement de créer un autre dialogue, de passer un moment convivial avec divers générations.

 

 

 

Le partage s’effectue avec toute l’équipe du service de gérontologie de l’EHPAD, mais le soigné peut profiter d’un soignant qui lui apporte sourire et bonheur, tout en animant.

  • Le rôle de l’animateur

L’animateur fait partie de la maison de retraite, il va à la rencontre des personnes âgées pour établir un échange, afin d’y connaître leur histoire, les moments difficiles vécus. Cela permettra à l’animateur d’agir auprès d’elles, tout en sollicitant les patients à participer à des animations, pour leur faire oublier la souffrance, l’ennui et éviter l’isolement.

Avant toute chose, l’animateur doit connaître les capacités des personnes âgées pour pouvoir adapter les activités en fonction du soigné, tout en le vivifiant dans son quotidien.

L’animateur est présent au près de ces personnes âgées pour les épanouir et non pour faire un passe-temps. Il peut-être considéré comme un guide au sein de sa vie.

Vidéo de l’association Etoil’Clown: http://etoilclown.com/?page_id=109

  • Qu’est ce que le projet d’animation :

L’animation, ainsi que l’équipe soignante, a pour vocation d’aider la personne à se retrouver et à reprendre confiance tout en étant dans une dynamique de projets. L’animation va susciter l’envie à la personne d’évoluer grâce à des animations variées, à des jeux de décorations, de la BONNE HUMEUR, musique,..

L’animateur va stimuler la personne âgée afin de lui donner envie de pratiquer un exercice et inversement. En fonction de l’activité proposée aux patients de l’établissement, l’animateur devra faire preuve de patience et de constance. Lorsque la personne se renferme sur elle-même dû à un échec sur l’activité proposée, l’accompagnant va avoir une attitude positive d’encouragement qui sera utile à la personne

Chorale de l’EHPAD de MORTEAU, photographie réalisée par Mélina BOURQUIN

 

L’importance est de faire participer les personnes âgées entourées d’autres lors d’un moment de partage, comme par exemple avec des jeux de cartes, de mémoire, préparation aux Olympiades, des spectacles, de fêter l’anniversaire d’un résidant,une sortie, une visite, la chorale,…

 

 

Une animation réussie est une animation qui ne met surtout pas la personne en échec, mais qui va l’amener à se construire ou se reconstruire et à réussir devant les autres.

L’objectif de l’équipe des soignants ou de l’animateur s’est d’apporter réconfort et de faire submerger auprès du malade des instants de bonheur.

un moment de  BONHEUR :

  • Le bonheur :

Le bonheur est avant tout un objet de réflexion porter sur le bien-être psychologique, le moral et la satisfaction de vivre. La définition du bonheur dépend de chaque homme et varie à chaque instant.

Pour les personnes âgées, le bonheur s’associe aux termes plénitude et au calme, ce qui est l’inverse des jeunes, qu’ils l’associent à l’agitation et l’activité. Le bonheur pour la personne âgée dépend de leur qualité de vie au quotidien et leurs habitudes.

Vidéo sur le bonheur: « Les trois étages de la maison du bonheur » Léandre BOUFFARD: http://www.levieilageetlerire.com/gens/leandre_bouffard_15/

Des études ont permis de montrer que les personnes âgées sont heureuses lorsqu’elles font partie de la société. Le niveau de bonheur évalué à 40% auprès des patients âgées, se révèle par l’apport d’activités intentionnelles telle que faire preuve de bienveillance auprès d’eux.

Le bonheur est la seule chose qui double si on le partage. Albert Schweitzer

  • Maintien de la vie et du lien social :

En institution gérontologique, un projet de vie concerne la vie sociale du résident. Il est mis en place pour permettre aux soignants d’avoir des informations sur la personnes au niveau de ces goûts et de ces compétences par rapport à sa pathologie. L’objectif de ce projet est d’améliorer la qualité de vie du patient et de l’intégrer au sein d’une activité pour faciliter les échanges avec d’autres résidents.
Des intervenants extérieurs tels que les professionnels de santé, coiffeur, groupes scolaires,.. contribuent la personne âgée à faire partie de la maison de retraite.

Activité de danse entre résidents, image réalisée par Mélina BOURQUIN

 

Le fait que la personne âgée puisse maintenir un lien avec son entourage est primordial, pour préserver ce tissu social. Au sein de l’EHPAD, lors d’activité dansante, il s’établit des relations entre résidents et d’autres personnes.

Sortie avec un petit groupe de résidents de l’EHPAD de MORTEAU, image réalisée par Mélina BOURQUIN

 

 

 

Le résident ne reste pas principalement dans la maison de retraite, il peut effectuer des sorties entourés de sa famille ou d’accompagnants comme les animateurs. Cela leurs permettent de garder un lien avec l’extérieur et la nature.

Tout se termine par le fait que,..

Les relations sociales font parties de nos principales sources de bien-être: que cela soit dans la durée et la profondeur . Le bonheur d’être avec ceux qu’on connaît et que l’on aime mais aussi dans le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes. Nous avons besoin des autres d’avantage que les autres ont besoin de nous.

Mélina BOURQUIN

Bibliographie

AIDONS LES NÔTRES [en ligne]. DENOYER Eric, novembre 2014 [consulté le 20 décembre 2016]. Disponible sur : http://www.aidonslesnotres.fr/a-domicile-ou-en-etablissement/article?urlTitle=l-animation-en-institution-quels-enjeux-pour-la-personne-agee

APIVIA Mutuelle [en ligne]. J.C Moine, publié le 10 décembre 2014, [consulté le 10 décembre 2016]. Apivia prévention, Des Clowns à l’hôpital. Disponible sur : http://www.apivia-prevention.fr/prevention-au-quotidien/sante-en-action/clowns-hospitaliers-et-personnes-agees/

BOUFFARD Léandre, LAPIERRE Sylvie. LA MESURE DU BONHEUR. Revue québécoise de psychologie [en ligne], vol. 18, n° 2, 1997. Disponible sur: http://www.ssnpstudents.com/wp/wp-content/uploads/2015/02/%D9%85%D9%82%D9%8A%D8%A7%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%B9%D8%A7%D8%AF%D8%A9-.pdf

FORMARIER Monique, JOVIC Ljiljana, Les concepts en sciences infirmières (2ème édition), Toulouse, Association de recherche en soins infirmiers (ARSI), « Hors collection », 2012, 328 pages. Deuxième partie. Concepts et définitions, Concepts, MOTTAZ, Anne-Marie, l’Acccompagnement, page 42-43

LE VIEIL ÂGE ET LE RIRE [en ligne]. Léandre BOUFFARD, 17 octobre 2012 [consulté 29 décembre 2016]. Disponible sur :http://www.levieilageetlerire.com/gens/leandre_bouffard_15/

MARTENS Quentin. Qualité de vie, bien-être et participation des personnes âgées à la société. L’allongement de la vie: une opportunité pour le développement humain [en ligne], 29 mai 2015 [consulté le 20 décembre 2016]. Disponible sur :http://www.cepess.be/wp-content/uploads/2015/07/150420-CEPESS-Etude-allongement-de-la-vie-Qualit%C3%A9-de-vie-et-participation-des-personnes-agees-%C3%A0-la-societe.pdf

ORGANISATION INTERNATIONALE DE PSYCHOMOTRICITÉ ET RELAXATION, [en ligne], Equip’age, [Consulté le 29/11/2016] Disponible sur: http://www.psychomotricite.com/IMG/pdf/Plaquette_Equipage_2013.pdf

Soignant en E.H.P.A.D.fr, Animation, Le projet d’animation, Charte de l’animation en gérontologie, Mai 2007, [consulté le 10 décembre 2016]. Disponible sur:https://www.soignantenehpad.fr/pages/animation/projet-d-animation-ehhpad/comment-monter-le-projet-d-animation-de-sa-maison-de-retraite.html

UNITHEQUE, [en ligne], jeudi 13 novembre 2014, [consulté le 5 novembre 2016]. Disponible sur: http://www.unitheque.com/UploadFile/DocumentPDF/Autre/SZKC-9782294743597.pdf
UVA FOREZ Archives La solidarité, L’intergénérationnel pour quoi faire ?, [en ligne], jeudi 10 février 2010, [consulté le 15 novembre 2016]. Disponible sur: http://uva.forez.free.fr/PDF/Intervention%20UVA%20FOREZl’interg%C3%A9n%C3%A9rationnel.pdf,

La rénovation urbaine dans les quartiers populaires

Avant-après la rénovation de la cité du Pont de Créteil

La rénovation urbaine consiste à construire de nouveaux groupes d’habitats sur des terrains libérés par la démolition de logements considérés comme vétustes et inadapté. Le concept de rénovation urbaine a été développé au 19ème siècle avec la rénovation de Paris par le baron Haussmann. Puis, des années 50 à aujourd’hui, de nombreux plan de construction de logements sociaux ainsi que de rénovation ont été établi. Les causes de ces rénovations sont multiples (problèmes environnementaux, de sécurité, socioculturels) et ont pour but d’améliorer la qualité de vie des habitants mais ces rénovations n’ont pas forcément l’effet escompté et peuvent au contraire desservir les habitants. Dans un premier temps nous montrerons l’évolution de la rénovation urbaine depuis ses débuts au 19ème jusqu’à aujourd’hui. Nous allons ensuite la définir à travers ses côtés positifs et négatifs qui conduisent à des conséquences diverses en fonction du public. Quels sont les avantages et les inconvénients de la rénovation urbaine ? A qui cela profite-t-il ?

 

Georges Eugène Haussmann (1809-1891) a été préfet de la Seine et a dirigé une opération de rénovation de Paris. Sa campagne pour cette rénovation est intitulée «Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie». D’après l’architecte Julia Z, le but de cette rénovation de Paris était d’avoir une meilleure circulation de l’air et des hommes dans la ville. De ce fait, Haussmann redessine Paris en créant de grandes lignes droites, de vastes avenues ainsi que de vastes places. Par exemple la place de l’Étoile, d’où partent 12 avenues dont les Champs Élysées. Ces différentes transformations ont eu deux effets sur le plan de la répartition dans Paris. Le premier étant que les rénovations du centre ville ont entraîné la hausse des loyers et la seconde étant que certains choix d’urbanisme ont provoqué un déséquilibre entre la composition sociale de l’ouest et de l’est de Paris. De nos jours, les rénovations établies par Haussmann sont toujours visibles dans Paris, on parle par exemple du boulevard Haussmann pour évoquer une des grandes avenues de cette ville.

 Au cours des années 50 à 80, de nombreuses modifications urbaines ont été établie. D’après le ministère de l’égalité des territoires et du logement, dans les années 50, la modernisation économique et la restructuration territoriale ont accentué le besoin de loger la main d’œuvre, l’état à donc du agir afin de construire des logements sociaux. En 1953, Pierre Courant, ministre de la Construction a fait voter une loi afin de faciliter la construction de logements sociaux. La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux. En 1954, sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement élabore un programme de 120 000 logements neufs en cités d’urgence destinées à accueillir les personnes qui sont à la rue. En 1957, la loi cadre du 7 août entre en vigueur. C’est de cette loi que découle la politique des ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité). Pour la première fois, la création d’équipements nécessaires à ces logements est prise en compte parallèlement à la création de logements. Un programme de construction de logements HLM est ainsi mis en place. On passe ainsi de 70 000 logements achevés en 1948 à 320 000 en 1958. De 1958 à 1961, les actions de rénovation urbaine débutent donc et en 1962 la loi Malraux favorise la restauration dans ces ensembles urbains pour en faire des immeubles de qualité. Jusqu’en 1970 la politique de l’état s’est axée sur la construction de nouveaux logements ainsi que sur la restauration du patrimoine à caractère historique et à la rénovation urbaine. En 1976, la création d’un nouveau plan met pour la première fois l’accent sur l’amélioration qualitative de l’habitat. En 1977 une réforme est mise en place (création de différentes aides : APL, PLI…). Les grandes lignes de la politique du logement actuelle résultent de cette réforme. Entre 1982 et 1983, des lois de décentralisation sont établies c’est à dire que chaque collectivité (communes, départements, régions) peut définir qu’elles sont leurs priorités en matière d’habitat. En 1983 une autre loi est établit. Elle met en place un conseil départemental de l’habitat qui remplace toutes les commissions existantes par le passé.

De nombreux plans de rénovation urbaine ont été établi afin de créer des logements mais surtout dans le but d’améliorer la qualité de vie des habitants que ce soit en matière d’environnement, de sécurité ou au niveau socio-culturel.

Les rénovations urbaines ont pour but d’améliorer les qualités environnementales du quartier rénové et ainsi permettre aux habitants de vivre dans un environnement plus sain. Par exemple, on peut voir dans l ‘étude de F. Léostic que dans le quartier Sud-Est et le quartier de La Noé à Saint-Étienne, de nombreux arbres ont été plantés et des pistes cyclables ont été créés afin de limiter les rejets de gaz polluants des voitures. De plus, on peut voir dans l’étude de l’INRETS, que les rénovations de certains quartiers peuvent permettre à certaines populations d’emménager plus près de leur lieux de travail et donc de se déplacer à pieds pour leurs trajets quotidiens. A Lyon par exemple, les déplacements de moins de 1km représente 34% de l’ensemble des déplacements. Le fait de se déplacer à pied, à vélo ou en transport en commun tel que le tramway pour les trajets de courtes distances permet donc de diminuer la quantité de CO2 rejeté et ainsi réduire l’empreinte écologique et de fait vivre dans un environnement plus sain. De plus, le fait de remplacer des bâtiments vétustes par de nouveaux bâtiments permet de les reconstruire avec par exemple de meilleurs isolations ce qui permet d’utiliser moins de chauffage et ainsi réduire les coûts pour les habitants mais également réduire l’empreinte écologique. D’après l’enquête parue dans Mouvements des idées et des luttes, les habitants estiment que leur nouveaux appartements ont une meilleur isolation thermique ce qui permet de réduire de manière conséquente leur coût de chauffage.

 Même si améliorer la qualité environnementale est un des but des rénovations urbaines, d’autres points tel que la sécurité permettent d’améliorer la vie des habitants de ces quartiers.

Comme on peut le voir dans l’article de Métropoles, un des principaux but de la rénovation urbaine est de sécuriser les quartiers dits à risque en essayant d’éviter les dégradations,ainsi que les manifestations de violence envers les habitants. D’après Didier Peyrat, il est « nécessaire d’intégrer de façon systématique la sécurité dans l’aménagement urbain, les architectures, les réhabilitations. » et il faut « éviter les bâtiments anxiogènes, les effets de sanctuarisation, les densités excessives et les obscurités lugubres ». Jane Jacobs explique quant à elle que les résidents protégeraient mieux leur territoire si ils se sentent vraiment chez eux. C’est pourquoi le fait de réhabiliter leurs lieux de vie permettrait qu’ils se sentent plus chez eux et donc « surveillent » plus leurs lieux de vie mais également ne les dégrade pas eux même. Par exemple, le PNRU (Programme National de Rénovation Urbaine) du 1er août 2003 initié par Jean Louis Borloo permet d’allier un modèle d’habitat pavillonnaire tout en étant dans une résidence sécurisé. Le fait de rénover les quartiers « difficiles » de cette manière permet d’augmenter la sécurité des habitants. Comme le montre l’enquête à Bordeaux et Montauban de Villechaise, Agnès et Oblet Thierry, les habitants se sentent plus en sécurité dans leur quartier après les rénovations urbaines et leur qualité de vie n’en est qu’améliorée. Ils trouvent les quartiers plus sûrs comme le souligne un témoignage : « on laisse les enfants jouer dehors, on peut oublier de verrouiller la porte d’entrée, on rentre sans craintes chez soi tard le soir. »

 Même si les rénovations améliorent la vie des habitants sur le plan environnemental et sécuritaire, le principal but de ces rénovations est d’arriver à une mixité social dans les différents quartiers.

Renaud Epstein, Fanny Léostic ainsi que Jacques Donzelot nous expliquent que la loi Borloo a pour but de réduire les inégalités sociales entre les territoires (c’est à dire entre les zones urbaines sensibles et le reste des villes). Le but étant de réduire grâce aux mouvements de population dus aux rénovations urbaines les concentrations de « pauvreté » de « sous qualification » de certains quartiers en les « mélangeant » à des populations plus aisées afin de les soutenir et de parvenir à une mixité sociale. Par exemple, d’après Bouzouina L. et Nicolas J.P. un réaménagement des quartiers du Mas du Taureau et du Pré de l’Herpe à Vaulx en Velin a été programmé afin de redistribuer une part des logements sociaux vers le reste du territoire Lyonnais (1800 logements détruits et 1600 reconstruits pour accueillir une population économiquement plus favorisée). Autre exemple de S. Chediac, le quartier Mosson à Montpellier ou 450 logements ont été détruit et 351 reconstruits ailleurs que dans le quartier de départ. De plus, d’après S. Chédiac on peut voir que le PNRU a également pour but de détruire des bâtiments vétustes afin d’en reconstruire de nouveaux pour améliorer la qualité de vie des résidents des quartiers dits défavorisés. D’après les enquêtes effectuées à Montauban et à Bordeaux ce but a été atteint. En effet, les habitants estiment avoir « largement gagné au change » et jugent leur environnement de vie de meilleur qualité, et que leurs appartements sont bien plus adaptés que les anciens. De plus, les habitants ayant participé au sondage estiment que leur intégration sociale a été nettement améliorée depuis que les rénovations urbaines ont été effectué.

 Même si les rénovations urbaines ont permis d’effectuer des améliorations pour les habitants des quartiers défavorisés nous allons voir que ces améliorations restent bien fragiles et peu nombreuses et qu’elles peuvent même desservir les habitants de ces quartiers.

Malgré les efforts mis en place, on remarque que non seulement les objectifs sont loin d’être atteints en matière de sécurité (les perspectives environnementales étant encore incertaines au vue de leur qualité au long terme) mais qu’en plus les familles relogées rencontrent de nombreux problèmes suite à leur relogement. En effet, certaines personnes à qui les promesses du relogement ont fait espérer un nouveau départ avec un pavillon ou même un plus grand appartement, dans un quartier plus sûre, avec plus de moyens se sont sentis lésés car l’engagement n’a pas été tenu. La rénovation urbaine propose deux cas de figure dans le cadre du relogement social: soit réhabiliter d’anciens immeubles, soit en reconstruire des neufs. Pour ceux qui ont bénéficier du premier cas, une partie des ménages ne sont pas satisfaits par la localisation géographique (qualité du voisinage, sécurité, espace…) ou encore par leur coût, En effet, ces « nouveaux » logements peuvent être plus onéreux au niveau du loyer et/ou des charges, Les autres, ceux du deuxième cas qui ont été relogés dans du neuf, admettent qu’ils ont gagnés en confort et en espace mais qu’ils rencontrent aussi des difficultés financières. Ces dernières sont dues à la hausse du prix du logement et au fait que les commerces sont maintenant éloignés pour eux et que les transports sont coûteux. De plus, ceux qui ont été relogés hors sites (lotissements, résidences collectives récentes …) peine à cause du manque de service sociaux dans ces nouvelles « zones ». 

A cela s’ajoute un autre problème, à savoir que dans certains quartiers  où des immeubles ont été détruits afin d’en construire de nouveaux, ces derniers tant attendus contiennent parfois moins de logement que les précédents. Au  décembre 2009, 36% des logements sociaux démolis n’ont pas été reconstruits (source : Onzus 2009). Ces projets peuvent donc conduire à une diminution du nombre de logements sociaux, ce qui aggrave la crise du logement en France.

Faire du réaménagement social, oui, mais pourquoi le faire à moitié ? 

Enfin, qu’en est-il de la sécurité dans les quartiers sensibles suite à ces rénovations ? C’est l’un des principaux arguments, celui que l’on retrouve dans les médias et les discours politiques. Et pourtant  en termes de délinquance et violence sociale il n’y a pas de différence significative, dans les chiffres et les témoignages, entre les quartiers rénovés et les autres.

 

 La rénovation urbaine existe depuis le XIXème siècle, Elle avait pour but de rendre la ville plus agréable et accessible au peuple. Depuis les années 50, on cherche à loger des gens en masse, l’idée des banlieues, ZUP et autre ZUS est donc venue naturellement… Aujourd’hui on cherche à rénover ces quartiers, on les veut plus sûrs, plus propre, plus « verts » : mais pour qui et à quel prix ? Peut-être que certaines personnes auraient préféré conserver leurs amis, leurs voisins, leurs commerces proches d’eux, plutôt que d’en être éloigné et qui plus est avec une augmentation de leurs dépenses financières. A qui cela profite-t-il si ce n’est pas à eux ? Il est possible que les villes y trouvent leur compte, et à travers elles l’image de la France. On y verrait la solution pour rattraper les erreurs, pour déculpabiliser tout en « apaisant » les conflits, Mais les faits sont là et cela ne fonctionne pas aussi bien qu’on le voudrait. La rénovation urbaine est une bonne chose qui mérite d’être bien faite. Mais avant de chercher à changer ou d’étouffer le problème sous de belles promesses, encore faudrait-il le prendre à son origine en essayant de le comprendre.

                                                                                                                                                                                                                                                                                 GRILLON Mélissa et FUESSINGER Marie

Bibliographie 

Bouzouina, Louafi et Nicolas, Jean-Pierre. Effet d’un projet de rénovation urbaine sur l’empreinte écologique des déplacements quotidiens : le cas des quartiers défavorisés de la banlieue lyonnaise. INRETS [En ligne], février 2009,[consulté le 10 décembre 2013]. Disponible sur : http://www.inrets.fr/ur/lte/lesseminaires/ghardaia09/pdf/Bouzouina.pdf

 

 

Chédiac, Sophie. A la maison dans mon HLM …La résidentialisation comme dispositif de rénovation urbaine , Métropoles [En ligne], 2009, [consulté le 19 novembre 2013]. Disponible sur : http://metropoles.revues.org/3775

Donzelot, Jacques.A quoi sert la rénovation urbaine ? Alternatives économiques [en ligne], 2012, [consulté le 4 décembre].Disponible sur : http://www.alternatives-economiques.fr/a-quoi-sert-la-renovation-urbaine-n_fr_art_1143_58614.html

Epstein Renaud, Politique de la ville, rénovation urbaine, égalité territoriale : quelle est la nature du problème ? .Politique de la ville. Perspectives françaises et ouvertures internationales, 2012, [consulté le 19 novembre 2013]. Disponible sur : http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/76/50/49/PDF/Epstein_-_PV2012.pdf

Genestier, Philippe. Rénovation urbaine : arrêtez le massacre ! Le Monde [en ligne], 16 juillet 2012, [consulté le 19 novembre 2013]. Disponible sur : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/16/renovation-urbaine-arretez-le-massacre_1733330_3232.html

Léostic, Fanny. Effets sociaux et spatiaux de la politique de rénovation urbaine dans les quartiers en difficulté des villes françaises, Lien social et Politiques, Numéro 63, printemps 2010, p. 27-42. Disponible sur http://www.erudit.org/revue/lsp/2010/v/n63/044147ar.html

Martinez, Candice. A quoi sert la rénovation urbaine ? , Lectures, Les comptes rendus, [En ligne], 2012, [consulté le 18 novembre 2013]. Disponible sur : http://lectures.revues.org/7615

Ministère de l’égalité des territoires et du logement. Des années 50 aux années 80. Site du développement durable du gouvernement [En ligne], 10 novembre 2010, [consulté le 4 décembre 2013].Disponible sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-annees-50-et-60.html

Villechaise, Agnès et Oblet Thierry. Les relogés de la rénovation urbaine : un bilan plutôt positif altéré par les difficultés des plus démunis. Mouvements des idées et des luttes [En ligne], 16 août 2010 [consulté le 4 décembre 2013]. Disponible sur : http://www.mouvements.info/les-reloges-de-la-renovation.html

Z, Julia. Haussmannisation : un modèle d’urbanisme initié par le Baron Haussmann. architecture-urbanisme[en ligne], 29 septembre 2009, [consulté le 4 décembre]. Disponible sur : http://projets-architecte-urbanisme.fr/haussmann-projet-dhaussmannisation/

 

Les jeux video : une echappatoire au quotidien ?

 

Ls jeux vidéo

 

         Il nous a été proposé de travailler sur le thème du voyage. Nous avons pensé que le voyage à travers les jeux vidéo en ligne était intéressant étant nous-même joueurs. Le jeu vidéo est une activité ludique ayant pour support des périphériques informatiques, qui permet un voyage interactif dans un environnement virtuel. Il existe plusieurs supports pour jeux vidéo : les consoles de salon et portables, les ordinateurs… Le premier jeu vidéo, du nom de « Tennis for two » a été conçu à la fin des années 50 par un physicien, Willy Higinbotham, sur un ordinateur analogique de l’armée américaine. Les jeux gagneront en qualité graphique et en complexité au fil des ans. C’est avec l’arrivée d’internet au début des années 1990 et la vulgarisation des équipements informatiques de plus en plus optimisés et bon marché que les jeux en ligne se développeront. En effet, il existe aujourd’hui une multitude de sous genres visant à satisfaire les attentes de chacun : jeux éducatifs, de réflexion, d’action, d’aventure… Il est possible de jouer seul ou en communauté. Certains se rassemblent même pour faire des Lan Party, il s’agit de jeu en réseau local. Que ce soit chez soi, dans le bus ou à la plage, à tout moment, jouer en ligne est accessible grâce à la performance du réseau internet et de la 3G, la connexion internet disponible depuis les téléphones portables. Ces dernières années, le nombre de joueurs a énormément augmenté : toutes les tranches de la population, des tout-petits aux personnes âgées, peuvent y trouver satisfaction.

         Pourquoi ces jeux ont-ils une telle ampleur ? Qu’est-ce qu’ils nous apportent ? Pouvons-nous considérer que les jeux vidéo en ligne sont une échappatoire au quotidien ?

         Dans un premier temps, nous présenterons les bienfaits des jeux vidéo, ou plutôt les motivations des joueurs, bien que les deux ne soient pas forcément différents. Nous verrons ensuite quel futur ils nous réservent et enfin quels peuvent être leurs aspects négatifs.

 

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Le Tourisme pour tous !


        La France est actuellement la première destination touristique au monde car elle possède des atouts indéniable.

Francesco Frangialli, ancien secrétaire général de l’Organisation Mondial du Tourisme, nous parle d’ailleurs des « 7 merveilles du tourisme français » qui sont, pour commencer, une situation géographique privilégiée avec des montagnes, plaines, mer et climats qui sont donc relativement diversifiée. Par la suite nous disposons d’un territoire disponible important avec une densité de population relativement modérée au regard des normes européennes. Mais aussi d’une antériorité touristique ainsi qu’un exceptionnel patrimoine historique et culturel. Pour continuer beaucoup de petites et moyennes entreprises contribuent à ne rien exclure du phénomène touristique. Et enfin pour finir, la France dispose d’une agriculture et d’une industrie agro-alimentaire très importantes sur lesquels l’industrie touristique peut s’appuyer pour se développer au mieux.

Malgré cela le tourisme n’a pas toujours été a la portée de tous, et c’est en 1936 avec la signature des Accords de Matignon et le droit à 15 jours de congés payés que les classes ouvrières purent enfin partir a la découverte de la France.

C’est pour cela qu’il sera intéressant de  voir si la mise en place des congés payés en 1936 ont contribué à l’essor d’un « Tourisme de Masse. »

Nous verrons premièrement ce que sont concrètement les Accords de Matignon et ce que leur signature engendra, puis nous expliquerons ce phénomène de « Tourisme de Masse »qui s’est logiquement produit. Ensuite nous développerons dans une deuxième partie les niveaux socio-économique, puis dans une troisième partie le niveau culturel, que ce tourisme  a engendré en France, depuis 1936.

Les premières vacances… été 1936.
(Cliché de Roger-Violet)

 

Les Accords de Matignon en 1936:

         Les Accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 à l’hôtel Matignon de Paris, par Léon Blum, président du conseil des ministres du Front Populaire.

Ces accords sont signés entre la Confédération générale de la production française ( CGPF), l’État et la Confédération générale du travail ( CGT).

Les ouvriers, en échange de l’évacuation des usines occupés par les grévistes à cause de la victoire du Front Populaire, obtiennent différents acquis sociaux, comme, par exemple, l’augmentation de 7 à 15 % des salaires ou la mise en place de délégués du personnel pour défendre leurs intérêts, ils ne peuvent plus être licencié sans l’autorisation de l’inspecteur du travail.

Mais les droits que l’on retient surement le plus et qui ont été acquis par les lois du 11 et 12 juin 1936 sont la semaine de 40 heures et, en particulier, 15 jours de congés payés : 13 jours de vacances et 2 du week-end.

Dès l’été 1936 la France connait un phénomène nouveau, les travailleurs partent en vacances, même si ce n’est souvent pas loin de chez eux, ils connaissent désormais ce que le mot vacances signifie, c’est la création progressive d’une « Société de Loisirs »

D’après le site Suite101.fr : <<On estime qu’environ 600 000 ouvriers sont partis en vacances dès l’année 1936.>>

Les Accords de Matignon ont permis à de nouvelles classes sociales de découvrir les joies des loisirs et du tourisme, ces activités était jusque la réservées aux plus aisés.

Le « Tourisme de Masse » est donc la conséquence logique à la création des congés payés.

 Par ailleurs l’Organisation Mondial du Tourisme affirme que le voyage est aujourd’hui considéré comme un droit pour tout être humain.

Le Tourisme engendre différents impacts qui sont de natures sociale, économique mais aussi culturel.

Journal « L’Humanité » de l’année 1936 qui parle de la signature des Accords de Matignon

 

Un Tourisme Social …

 

A partir de l’été1936 les classes populaires partent à la découverte de la France. Ces voyageurs sont en général peu fortunés. Un Tourisme social se développe alors.

 L’année 1936 et le Front Populaire constitue une avancé en soi dans l’histoire de la France, car hélas jusque la le tourisme était un loisir réservé aux classes privilégiées.

D’après l’article « Tourisme pour tous ! » dans le Magazine Alternatives Économiques n° 271 le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Jean Zay, déclare que : «  L’homme qui travaille a besoin de se recréer pendant ses heures de loisir. Pour répondre à cette nécessité, le tourisme, qui est une des formes les plus saines et les plus agréables de la vie en plein air, doit être mis a la portée de tous pendant les week-ends et les vacances. »

Lors de la généralisation des congés payés, qui était alors de 15 jours, des moyens sont mis en place pour permettre aux personnes modeste de pouvoir partir.

Comme des billets de train a tarif réduit. 600 000 sont vendus en 1936 et près de deux millions en 1937.

Les nouveaux voyageurs affluent en particulier sur la Côte d’Azur, dans les stations balnéaires et thermales les plus connus. Ce qui a d’ailleurs pour conséquence de faire fuir les classes aisées devant tant de gens modestes, qualifiés à l’époque par les revues d’extrêmes droites de « Salopards en casquettes. »

Par la suite il y a création de multiples structures d’accueil pour vacanciers peu fortunés comme des campings, des villages vacances familles ( VVF) , des colonies de vacances ou bien encore des centres de vacances des comités d’entreprises.

A l’époque les campings étaient des endroits ou seul les classes aisées allaient, ce n’est que dans les années 50 que cette vision changea et que cela devint un type d’hébergement populaire.

Désormais les campings constituent des micros sociétés organisées avec des règles de vie commune et des habitués qui s’y retrouvent tout les ans. Malheureusement au fils des ans le tourisme social baisse sous l’effet de l’individualisme croissant de la société contemporaine.

Par exemple les villages vacances familles ont traversé une grave crise a la fin des années 1990 et depuis ont été transformé en société anonyme et démantelé avec privation d’une partie des villages.

Mais le tourisme bon marché ne disparaît pas, on voit l’apparition d’offres a bas prix comme les chaines d’hôtel type Formule 1 qui offrent un confort plutôt minimum et une localisation touristique en général peu attractive.

Aujourd’hui l’esprit militant du tourisme social a été remplacé par l’optimisation du rapport qualité prix.

Magazine « Regards » du 2 septembre 1937.

… Économique…

C’est une des conséquences logique au fait qu’aujourd’hui le tourisme est un secteur clé de l’économie française

 D’après le site France, fr : « le tourisme rapporte plus de 30 milliards de recettes chaque année dans l’hôtellerie, les commerces, les loisirs, etc. »

Dans les années 1990 la France est devenue la première destination touristique au monde devant les États-Unis. Par ailleurs le tourisme emploie directement en France un million de personnes et fait travailler tous les autres secteurs de l’économie. Devant un tourisme de masse de plus en plus important et l’attrait des voyageurs pour les régions ensoleillées, le littoral mais aussi devant le développement des sports d’hiver il a fallu faire construire ou agrandir de nombreuses infrastructures et tout cela a suscité de grands programmes d’aménagement au cours des années 1960 à 1980, tant sur le littoral qu’à la montagne.

Ces programmes d’aménagements sont par exemples : Le plan Neige de 1964, la mission Racine pour le Languedoc-Roussillon et la mission interministérielle d’aménagement de la Côte Aquitaine (MIACA).

 Ces aménagements ont considérablement changé l’économie des régions concernés

Et tout ces sites touristiques très connus et très visités sont desservies par de grosses voix de communication comme des autoroutes, des aéroports, des TGV qui sont souvent saturées en période de vacances.

 Le tourisme, secteur clé de l’économie française n’a donc pas fini de se développer.

Le poids touristique des espaces de séjour en France.

 

 … Et Culturel.

Au delà des dimensions économiques et sociales, le tourisme c’est aussi un fort impact culturel sur les voyageurs où tout simplement les habitants français.
De nos jours la population est de plus en plus ouverte aux arts culturels. Sur les trente premiers sites culturels situé en France, en termes d’entrées comptabilisées, vingt-quatre sont ainsi situés dans Paris,
dont bien sûr le Louvre (8,42 millions d’entrées en 2008), la tour Eiffel (6,93 millions). Mais ce résultat cache un déséquilibre tout aussi important. Avec 15,3 millions d’entrées Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée, représente à lui seul 45% de la fréquentation des trente premiers sites non-culturels. Ces informations nous sont apportées par le site geotourweb.com écrit par Philippe Keriourio, professeur d’histoire-géographie. Beaucoup de touristes perçoivent la France comme une destination riche culturellement, ce qui en fait son principal point fort. La France propose de plus en plus de monuments classés historiquement,comme des musées, ou même encore des théâtres. Le secteur culturel, est un secteur dynamique. Face à un intérêt croissant des visiteurs,le Ministre de la Culture et de la Communication et le Secrétaire d’état en charge du tourisme ont signé une convention « culture-tourisme »
dont l’objectif est d’encourager «la création d’activités touristiques d’affaires, d’hébergement ou de création d’évènements dans les sites.». Ce renseignement nous parvient du site Web atout-france.fr écrit pas Christian Mantei. Le tourisme culturel est une forme de tourisme centré sur la culture, l’environnement culturel, les valeurs et les styles de vie, le patrimoine local,
les arts plastiques et ceux du spectacle, les industries, les traditions et les ressources de loisirs de la communauté d’accueil. Il peut comprendre la participation à des événements culturels, des visites de musées, de monuments et la rencontre avec des locaux.

La France est alors un pays très centré sur le tourisme culturel de part le riche patrimoine qu’elle possède, ce qui en fait un de ces principaux atouts touristiques.

 


La France, un pays plein d’atouts.

Pour en conclure sur notre sujet nous pouvons dire que l’essor du tourisme de masse fait son apparition en 1936. Nous assistons à une transformation des formes du tourisme.

Cet évènement est marqué par la signature des accords de Matignon en 1936. Désormais la semaine de travail passe à 40h et les ouvriers disposent de 15 jours de congés payés. Cette loi permet donc à environ 500 000 personnes de partir en vacance pour la première fois. La France toute entière est concernée par le phénomène touristique. Le tourisme n’est plus réservé aux bourgeois. Le tourisme « pour tous » se développe. L’hôtellerie économique et de moyenne gamme devient de plus en plus présent en parallèle avec l’hôtellerie de luxe.

Par la suite, plusieurs faits ont contribué à l’essor du tourisme de masse, comme par exemple le développement des moyens de transports ou encore  l’attrait des voyageurs pour les régions ensoleillées.

Après un tourisme économique et social , le tourisme culturel joue aussi un rôle important au niveau de l’essor du tourisme de masse. La création de nouveaux musées, ou encore de nouveaux monuments historiques font grimpés les chiffres du tourisme en France. La France est un pays centré sur le tourisme culturel de part le riche patrimoine quelle possède, ce qui en fait un de ces principal atout touristique.

Personnellement, nous habitant français, nous sommes fières de la diversité touristiques qui existe en France. Ce pays européen est un pays intéressant au niveau du tourisme économique, social et culturel.

 

Caroline HUG et Margot SCHNEIDER

Bibliographie :

-Dehais, Béatrice. Mondialisation les dégâts du tourisme. Alternatives Economiques n°194. Juillet 2001

-dgcis.com [en ligne]. [Consulté le 01/05/2012]. Le tourisme des Français en 2011. Disponible sur :http://www.dgcis.redressementproductif.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/etudes/tourisme/4p18_dgcis.pdf

france.fr[en ligne]. [Consulté le 12/12/2012]. Le tourisme, secteur clé de l’économie française. Disponible sur : http://www.france.fr/connaitre/economie/panorama/article-ancien/le-tourisme-secteur-cle-de-leconomie-francaise

Geotourweb [en ligne]. [consulté le 29/05/12]. Le tourisme en France. Disponible sur : www.geotourweb.com/nouvelle_page_3.htm

-Kerourio, Philippe. Geotourweb [en ligne][consulté le 29/05/12]. Le tourisme culturel en France. Disponible sur : www.geotourweb.com/nouvelle_page_123.htm

Leclerc, Stéphane. Tourisme pour tous ! Alternatives Economiques 271. Juillet-Août 2008. p.59-61.

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