Interdire la prise de risque chez les jeunes ?

Depuis les années 2000 la prise de risques s’est considérablement accentuée.

Définition de prise de risques:

Fait de s’engager dans une action qui pourrait apporter un avantage mais qui comporte l’éventualité d’un danger.

«Le risque, c’est la vie.

On ne peut risquer que sa vie.

Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.»

Amélie Nothomb (2001)

Les facteurs qui influencent la prise de risques chez les jeunes

  •  Les facteurs génétiques

Les facteurs génétiques influencent la prise de risques puisqu’il existe une forte héritabilité de traits. En effet, la recherche de sensation ou la résistance à certains effets peut être plus importante chez les jeunes dont les parents eux-mêmes prenaient beaucoup de risques. Si nous prenons l’exemple de l’alcoolo-dépendance nous pouvons voir qu’un enfant dont les parents sont dépendants à l’alcool, celui-ci résistera mieux aux effets de l’alcool et à une forte probabilité d’être dépendant.

  •  L’évolution de la structure familiale

Le divorce des parents pour un jeune peut être un événement qui le déstabilise. En effet nos documents montre un enfant de parents divorcés sera plus sujet à prendre des risques au niveau de sa propre sécurité, des règles et sa santé. L’enfant aura perdu un repère, ce qui créera un manque qu’il cherchera à combler par cette prise de risque.

  •  L’imitation au sein de la famille

Pour l’enfant, la famille représente un modèle, il cherchera à tout faire pour lui ressembler ce qui implique certaines reproductions de prises de risques. Par exemple en voiture, l’enfant depuis tout petit enregistre l’ensemble des comportements qu’effectuent ses parents au volant. En effet, un jeune qui aura vu ses parents utiliser le téléphone au volant risque de reproduire plus tard ce comportement.

L’ utilité de la prise de risques pour les jeunes

En effet un jeune qui prend des risques cherche à découvrir de nouvelles sensations. La prise de risques étant inévitablement liée à l’adolescence, c’est important pour les jeunes de découvrir de nouvelles choses afin de continuer de grandir. Cependant la prise de risques doit avoir certaines limites car tous les comportements ne sont admissibles et même punissables par la loi, par exemple la consommation de cannabis, circulation à contresens sur l’autoroute. Les parents des jeunes peuvent néanmoins tolérés plus ou moins la prise de risque puisque eux-même l’ont fréquenté étant plus jeune. Les limites de cette prise de risques doivent être posées par les proches de l’adolescent tel que parents, famille, amis mais aussi par les lois.

La prise de risques met en danger la santé

Ils existent plusieurs prises de risques qui mettent en danger la santé, en voici quelques exemples:

  • Consommations de substances psychoactives

Une enquête ESPAD (p.17) a été réalisée en 2011 chez des jeunes de 15 – 16 ans et a montré que 63% des ces adolescents ont déjà fumé du tabac. Ce résultat montre une nette augmentation depuis 2007 de la consommation de tabac.

En ce qui concerne la consommation d’alcool, les filles sont fréquemment impliquées dans des conduites de « binge drinking » (absorption d’une grande quantité d’alcool dans un temps très court dans le but d’être ivre le plus rapidement possible.). L’ INPES (p. 89 à 92) a montré que la bière est la boisson la plus consommée chez les jeunes hommes alors que chez les jeunes femmes ce sont les alcools forts.

Pour finir les consommations de substances toxiques entraînent une destruction du cerveau. En effet, des études ont montré une baisse importante du QI chez des consommateurs réguliers. Ce qui ne veut pas dire qu’une consommation occasionnelle est pas sans conséquences. L’enquête ESPAD (p.17) 2011 montre que chez les 15-16 ans, 39 % d’entre eux ont déjà consommé du cannabis. En général, la consommation de ces substances est souvent un symptôme d’un mal-être.

  •  Les dangers sur la route

Les jeunes ayant un nombre d’années de conduite très faibles, le risque d’accident est par le fait plus élevé que pour les autres conducteurs. Les jeunes l’amplifient avec des facteurs qui influencent les risques d’accidents. En effet, la vitesse, l’alcoolisation, le fait de brûler les feux oranges ainsi que les signaux d’un passage à niveau par exemple, augmentent considérablement la probabilité d’accidents.

  •  Les comportements sexuels

Les adolescents sont en pleine période de découverte de leur sexualité et sont à l’affût de nouvelles expériences. Cela n’est pas sans conséquences, en effet l’instabilité des rapports peut mettre des jeunes filles dans des situations très délicates telle qu’une grossesse non-désirée mais également pour le garçon aussi, le multi-partenariat augmente les risques d’infections sexuellement transmissibles. Certains partenaires impulsifs peuvent devenir violents et contraindre l’autre à des actes non désirés.

CONCLUSION

Interdire la prise de risques chez les jeunes n’est pas possible puisqu’elle fait « partie du processus évolutif normal » selon Isabelle ABADIE. Les jeunes ont besoin de tester de nouvelles sensations par eux-même afin de se créer leurs propres limites. Cependant les parents doivent veiller à ce que la prise de risques ne dépasse pas les limites physiques du jeune.

Article rédigé par BATOUX Charlotte et FOLTETE Nadège

Bibliographie:

Les Jeunes se désintéressent-ils de la Politique ?

                                    image d’illustration     (Source : Croix-Rouge)

Depuis de nombreuses années, les jeunes (18-24 ans) se détournent de la vie politique, ils s’écartent de plus en plus de ce domaine qu’ils ne trouvent pas de leur âge où réservé à l’élite, ils manifestent leur désintéressement à travers les différentes élections où ils battent à chaque fois des records d’abstention.

Une abstention record :

En 2017 l’abstention a atteint un niveau historiquement élevé, en effet l’INSEE à révélé dans une étude que moin d’un électeur sur cinq, âgé de moins de 29 ans avait voté à tous les tours des différentes élections de l’année. Effectivement le taux d’abstention des jeunes (18-24 ans) au second tour de l’élection présidentielle, a atteint 34 % alors que le taux d’abstention moyen général était d’environ 25 % ; de même au second tour des élections législatives le taux d’abstention des jeunes était de 74 %, un chiffre ahurissant qui à chaque élection ne cesse d’augmenter.

Quel est le fautif ? (Anacej/Civic Planet ©)

Mais comment peut-on l’expliquer ? Pour les jeunes ce sont les politiques les fautifs, en effet 53 % estiment que les politiques en sont les premiers responsables, de manière plus précise ils désignent notamment les « mensonges des politiques » (71 %), le fait qu’ils sont aussi « malhonnête » (33%), mais aussi qu’ils ignorent «les vraies préoccupations des jeunes» (45%).

Certains jeunes ne trouvent pas forcément l’intérêt d’aller voter, ils parlent d’élection « courue d’avance » ou même « sans conséquence » mais ils représentent une infime partie des opinions.

Qu’en pensent les jeunes ? :

Les jeunes parlent aux politiques (Source : Les apprentis d’auteuil, Video Youtube)

Une autre façon de participer à la vie politique :

Malgré une abstention élevée les jeunes participent à leur manière à la vie politique, loin des cadres traditionnels. Selon une étude BVA pour les apprentis d’Auteuil en 2016, 45 % des jeunes (17-24 ans) se disent engagé d’une manière ou d’une autre. Notamment au sein des structures éducatives (conseil de classe, vie scolaire …) avec 22 %, mais c’est dans le monde associatif que l’engagement est le plus important, en effet 32 % des interrogés sont engagés au sein d’une association : culturel (comité des fêtes, chorale, club de musique, théâtre), sportive (parmi les 164 137 clubs en France) ou mêmes au sein d’une association caritative.

Ils se sentent donc mieux représentés au sein de ces domaines plutôt que dans les médias, entreprises ou même dans la politique traditionnelle :

Vous estimez-vous suffisamment représenté ?     (Source : Contrepoints)

Les jeunes s’engagent aussi pour défendre des causes, notamment en manifestant, par exemple : les lycéens et étudiants qui font grève et/ou manifestent, pour protester contre certaines lois ou montrer leur ras-le bol. Il y aura d’ailleurs un grand mouvement : Nuit debout qui a été notamment porté par « la jeunesse » ; mais aussi les manifestations suite à l’attentat de janvier 2015 où les jeunes ont largement participés. Pour bon nombre d’entre eux ce fut leur première manifestation.

Les jeunes privilégient donc les formes de protestations, individuelles, de manière ponctuelle. En effet 42% des jeunes ont signé une pétition en ligne ou ont manifesté sur les 12 derniers mois.

La politique traditionnelle attire encore un peu les jeunes :

Cependant il y a encore des jeunes qui s’engagent dans la politique traditionnelle, ils sont bien sûr de moins en moins nombreux mais représentent encore 9% des jeunes. Il y a dans la majorité des partis, des fonctions et postes qui leur sont réservés, au sein d’une branche spécifique du parti par exemple : Les Jeunes Républicains, Le Front Nationale de la Jeunesse, Les Jeunes LREM, Les Jeunes Socialiste. Durant les dernières élections, il y a eu des mouvements de jeunes : Les Jeunes Avec Fillon, Les Jeunes Avec Macron … qui soutenaient différents candidats et qui ont été très présents sur le terrain pour convaincre, tracter, débattre. Signe qui il a encore des jeunes motivés par ce milieu.

D’autres jeunes s’engagent aussi dans des syndicats environ 7% des jeunes, à travers les entreprises, ou les syndicats étudiants.

On peut noter aussi que les plus jeunes (moins de 18 ans) s’engagent dans la politique, notamment par le biais des différents conseils de jeunes, mis en place au sein des collectivités : mairie, département et même région.

(Image Europe 1)

Les jeunes militants au meeting de François Fillon   (image :  Le journal du dimanche)

Malgré une très forte abstention des jeunes lors des différentes élections, il y encore une certaine partie d’entre eux qui s’intéressent à la politique ; que ce soit au sein des partis politiques, syndicats ou de manière plus général dans la vie de tous les jours : les associations. Les jeunes donnent encore leurs avis mais d’une manière différente : pétitions, manifestations, réseaux sociaux. La politique traditionnelle a-t’elle besoin d’évoluer ?

BALLOT Fabian et BOURGEOIS ARMURIER Justin


Bibliographie :

Au corps à corps avec les adolescents

Depuis toujours, l’avenir est représenté par la jeunesse. Effectivement la jeunesse ou l’adolescence est considérée comme l’étape intermédiaire entre l’âge enfant et l’âge adulte, cette période se traduit par une émancipation personnelle à tous les niveaux que ce soit personnel ou social. Cependant, il faut savoir que l’adolescence est un laps de temps qui semble s’étirer sur le début de la vie active.

Il s’agit d’un apprentissage de soi. Il s’agit également de la découverte de son corps qui se transforme, ainsi que du monde qui l’entoure.

Nous pouvons alors nous poser la question suivante : Dans quelle mesure le rapport avec le corps chez les adolescents conditionne-t-il leur vie ?

La jeunesse dans toute sa splendeur source : pixabay 25/07/12

Pour se faire, nous étudierons dans un premier temps l’aspect physique de l’adolescent, pour ensuite mettre en valeur l’aspect psychique de l’adolescence.

Enfin, nous citerons les éventuelles solutions pour faciliter cette période de paradoxe à travers conseils, témoignages et enquêtes.

Modification physique favorable 

A partir de l’entrée au collège, des modifications apparaissent : elles sont tout d’abord d’ordre physique. Chez les filles comme chez les garçons, la morphologie évolue. Le pré adolescent voit sa taille corporelle augmenter, une pilosité se fais apparaître sur tout le corps, une poussée d’acnés également, la voix se modifie (c’est ce que l’on nomme la mue).

D’autres manifestations de la puberté apparaîtront par la suite comme le développement du bassin, l’augmentation mammaire chez les filles,  la prise de volume des testicules ainsi que l’élargissement des épaules chez les garçons. Ces différents phénomènes sont liés directement au système endocrinien.

La puberté est remplie de promesses physiques, le jeune homme ou la jeune femme désire donc ressembler à ses pairs, à ses idoles. Si les promesses sont tenues et respectées, alors l’adolescent ressentira un accomplissement personnel et celui ci goûtera au bonheur.

L’adolescent cherche au cours de sa vie, des réponses à ses questions,  » Qu’est ce que je vaux ? » ou bien  » Est ce normal tout ce qui m’arrive? » ou encore  » Vais-je y arriver ? » .

L’adolescence est une période de mise a l’épreuve permanente où l’individu est sans cesse testé. Il est légitime de se questionner sur sa capacité à surmonter certaines tâches. C’est ici que le rapport positif vis a vis de son corps est primordial pour dominer ses difficultés.

Ces changements peuvent être bénéfiques à la vue de certains jeunes. Une partie d’entre eux éprouve une sensation de bien-être, voire même une fierté d’exhiber leur corps lors d’exploits sportifs.

L’enquête mené par Ipsos santé pour la fondation Pfizer  » bien dans sa tête, bien dans son corps  » nous révèle que 9 adolescents sur 10 s’estiment bien dans leur corps sans chercher à le transformer.

Modification physique défavorable 

Au contraire, la puberté peut se caractériser par une vision de soi négative, l’image de soi renvoyée ne sera pas satisfaisante et  non plaisante pour l’adolescent.

Tatouages visibles sur le bras d’une adolescente source: pxhere 30/12/2016

Celui ci pourra avoir recours à divers moyens pour aider à accepter son corps. Les jeunes auront tendance à faire de la musculation ( 52% des garçons selon l’enquête  bien dans sa tête, bien dans son corps  » ) ou tatouer leur peau (7% des adolescents, mais ce chiffre est à la hausse) ou avoir eu recours à un régime alimentaire (17% tout sexe confondus). Une partie d’entre eux, même minimes, utiliseront des médicaments, compléments alimentaires, ou hormones de croissance.

Concrètement l’apparition de boutons d’acné, de vergetures, de peau grasse ne sera pas forcement désiré par un jeune. S’installe alors un mal être plus ou moins important liés à ces transformations non souhaitées.

La gente féminine aura tendance à se plaindre de leurs seins, de leur ventre, de leurs cuisses.. et les garçons de leur nez, de leur pénis. Néanmoins ces sensations sont souvent dramatisées. En effet, selon le psychiatre Alain Braconier, « cette partie du corps a du sens par rapport à une identification à un parent. Un garçon va se focaliser sur son nez parce qu’il n’aime pas celui de son père ».

Dans la majeure partie des cas, cette focalisation s’apaise avec le temps, l’obsession n’en est plus une.

De plus, une frustration peut apparaître dans le cas d’une non acceptation de son corps, elle engendrera des conséquences physiques importantes pour ne pas dire dramatiques. Effectivement des problèmes d’automutilations et de scarifications font ravages chez les adolescents qui peuvent entraîner des graves complications de santé ( infections, maladies cutanées..).

Psychologie négative

Quand l’estime de soi est insuffisante, l’adolescent se retrouve dans des situations compliquées, où le doute s’installe. La relation psychique – physique se met en place : les pensées peuvent se traduire par des réactions physiques, par exemple un adolescent maladroit lors d’un dialogue en présence d’une personne du sexe opposé de son âge. Bégaiements involontaires , rougissements automatiques, érections instinctives, tics machinaux sont d’autres exemples de la relation psychique-physique.

A l’inverse, l’estime de soi peut être très importante, ce qui contribuera à l’émancipation de l’adolescent d’un point de vue social, mais encore professionnel. Un jeune en accord avec son corps, acquerra de la confiance en soi.

En ce qui concerne le psychique du jeune, le mental de l’adolescent sera rudement mis à l’épreuve durant la puberté. Des problèmes de rejets, harcèlement sont malheureusement fréquents dans nos établissement scolaires, de tout niveaux.

A vrai dire, ces problèmes de sociétés sont directement reliés aux soucis physiques essentiellement pondéraux, le plus fréquent étant le surpoids ou l’obésité mais n’oublions pas l’anorexie. Suite à cela, des cas de boulimies sont recensés : culpabilisation de s’être nourri accompagnés de critiques sur le physiques; dans cette situation la victime se fera vomir volontairement.

La différence physique dans notre société est quasi systématiquement accompagné de rejet : un individu dissemblable à d’autres individus éprouve une difficulté d’intégration. Cette différence conditionne alors la vie sociale des adolescents dans le cadre d’appartenance à un groupe.

Le rejet peut entraîner une profonde dépression source : pxhere 04/07/2017

Ce rejet, poussé a bout, peut nuire à la vie de la victime : cas d’harcèlement extrêmes ou de tentatives de suicides. Cela est un cas qui n’est pas rare chez les adolescents qui ce trouve en milieu scolaire. Le taux de suicide a même augmenter depuis que les nouvelles technologies ce sont immiscé dans la vie des jeunes.

 

Psychologie positive

Le rapport au corps peut être source de positivité chez les adolescents. En effet si celui-ci accepte son corps physiquement, il acceptera également psychologiquement donc cela lui permettra d’éprouver un épanouissement social et professionnel plus fort, ce qui lui donnera la force de surmonter toutes les épreuves que la vie lui mettra sur son passage.

Si le jeune s’accepte comme il est, cela lui donnera de l’assurance, qui lui servira de support à sa vie future.

Conseilles et aides pour surmonter l’adolescence

Face à ces problèmes physiques et psychiques, des solutions existe pour aider les jeunes à endosser leur rôle d’adolescent. Les experts ont mit en place plusieurs types de thérapies.

La première arme pour aider l’adolescent à se sentir mieux dans son corps, est l’indépendance. En effet d’après la psychologue Geneviève Djénati, « Vers 10 ans, quand l’enfant manifeste des envies d’autonomie, il est primordial de l’encourager à se gérer seul. En évitant de penser à sa place, on favorise l’acceptation du changement. »

Les parents étant déjà passé par là, sont d’excellents conseillers, hélas les jeunes oublient trop souvent que leurs géniteurs ont vécus ce que eux vivent actuellement : l’âge est le principal motif de cette négligence. Les parents ont ainsi un points de vue différents, avec une vision extérieure, et réaliste des choses.

Même après les conseils avisés de leurs parents, l’adolescent peut continuer à complexer sur son corps. Pour permettre un points de vue davantage extérieur, les parents peuvent prendre l’initiative d’aller consulter un expert (dermatologue, diététiciens, nutritionniste, etc…). Le message sera mieux reçu par l’adolescent si il provient d’un professionnel.

Rendez vous chez un expert. source : pixabay 13 octobre 2016

Le  psychiatre Xavier Pommereau  nous informe que « si l’adolescent reste préoccupé par son poids ou par sa peau par exemple, mieux vaut lui offrir un rendez-vous chez un dermatologue, un médecin ou un diététicien. Le verdict sera évidemment toujours mieux reçu s’il vient d’un professionnel étranger à la cellule familiale que s’il vient des parents, moyennement objectifs ».

Enfin, les proches du jeune dans le même âge demeurent de fidèles alliés. Vivant les mêmes situations, ils permettent d’accompagner ses pairs et de les aider avec des conseils et des témoignages.

 

Au terme de notre conclusion nous pouvons affirmer, que la puberté conditionne la vie des adolescents. En effet celle-ci, varie selon la vision de son corps. Une vision positive sera le fruit d’assurance, de confiance en soi, de bonheur. Au contraire, une image de soi péjorative entraînera des recours à des produits métabolisant, voire des dérives, comme l’automutilation.

Une adolescence compliquée, une mauvaise image de soi, un rejet des autres, peuvent devenir également une force. Elle permet de s’affirmer en tant que personne, d’assumer qui on est, de forger son identité. C’est le cas de plusieurs personnalités comme par exemple Chimène Badi ou encore Vanessa Paradis.

Charles JEHIN et Benoît JULIEN

Mots clés: Adolescence / Puberté / Corps / Jeunesse / Changement


Bibliographie:

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

Obésité rime avec santé

 « Grosse baleine! Grosse vache! » tout le monde a déjà entendu ces insultes à l’école ou dans la rue, envers les personnes à forte corpulence. Mais en réalité, l’obésité, c’est bien plus que ça…

Aujourd’hui, l’excès de poids et l’obésité chez l’enfant sont une véritable préoccupation pour les pouvoirs publiques. En effet, à partir de 1977, ce phénomène est devenu inquiétant notamment dans les pays développés : la France en n’est donc pas épargnée. Par conséquent, il est intéressant de se demander en quoi l’obésité chez les jeunes Français est-elle devenue un problème de santé publique aujourd’hui.

 

I. L’obésité chez les jeunes français : ses causes et ses conséquences…

1.1 Qu’est ce que l’obésité ?

L’obésité est un excès de masse grasse qui entraîne des inconvénients pour la santé et réduit l’espérance de vie. Lorsque les apports énergétiques sont plus élevés que les dépenses énergétiques, cette maladie s’installe et peut devenir irréversible.

Afin de détecter l’obésité, il faut procéder à la mesure de l’IMC (Indice de Masse Corporelle) d’une personne.

Réalisé par Clara

Calcul de l’IMC. Réalisé par Clara et Lucile

 

On tire de ce calcul les conclusions suivantes :
IMC <18.5 : la personne est en état de maigreur.
18.5<IMC<25 : le poids de la personne est normal.
25<IMC<30 : la personne souffre de surpoids.
IMC>30 : la personne est atteinte d’obésité.

 

En France, en 2017, le surpoids et l’obésité touchent 18% des enfants âgés de 3 à 17 ans. On note néanmoins que ce chiffre stagne depuis 2006. Cependant, selon une revue ‘Management et Avenir’, on estime que l’obésité atteindra 25% des enfants en 2020. Et cela pour diverses causes…

1.2 Les facteurs influençant l’obésité

Les causes de cette maladie sont multiples et très variées :

  • Une mauvaise alimentation :
    Une alimentation trop riche en produits gras et sucrés entraîne le grignotage et donc une prise de poids non négligeable. De plus, les jeunes, souvent étudiants, disposent d’un budget restreint pour l’alimentation et n’en font pas un post de dépense prioritaire. Ils se nourrissent donc de « malbouffe », celle-ci favorisée par le marketing de l’industrie agro-alimentaire.

 

  • La sédentarité :
    Les dépenses énergétiques diminuent de nos jours suite à la modernisation des transports (marche à pied, vélo remplacés par les transports en commun ou voitures). D’autre part, la sédentarité est favorisée par le développement de la technologies : consoles de jeux, téléphones portables, ordinateurs, télévision…
    Selon l’INSEE, « 33 % de la population âgée de plus de 15 ans ne pratiquent pas suffisamment d’activité physique et plus de la moitié du temps libre est passé devant un écran ».
  • L’état physiologique :
    Le stress, le sommeil,  l’environnement familial sont autant d’autres facteurs propices à la prise de poids.
  • La part de la génétique :
    L’obésité est aussi une maladie qui peut se transmettre génétiquement. En effet, plusieurs français du CNRS (Centre Nationale de la Recherche Scientifique) et de l’INSERM (Institut National de la Santé Et de Recherche Médicale) ont mis en évidence l’implication de nombreux gènes dans la prise de poids. De plus, l’alimentation maternelle a une influence sur la survenue de l’obésité.

L’obésité est donc une maladie plurifactorielle, dont les conséquences ne sont pas anodines…

1.3 Les conséquences de cette maladie

L’excès de poids augmente les risques de développer certaines maladies :

  • Le diabète : Celui-ci correspond à un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé.
  • Les maladies cardio-vasculaire (MCV) qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins.
  • L’hypertension : elle se rapporte à une augmentation de la pression à l’intérieur d’une cavité ou d’un vaisseau.
  • Les problèmes respiratoires (apnée du sommeil), rhumatologiques et articulaires (arthrose).

Après avoir expliquer l’obésité, énumérer ses causes et conséquences, il est important d’éclairer le fait que cette maladie est aujourd’hui un véritable problème de santé publique.

II.  … devenue aujourd’hui un réel problème de santé publique

2.1 L’obésité, un facteur d’inégalités

Certains jeunes sont plus susceptibles de développer cette maladie, selon leur environnement familial.

  • Le groupe social des parents a une grande influence sur le taux d’obésité des jeunes :

Sur ce graphique, qui résume une étude réalisée par le ministère de la santé, nous pouvons observer qu’en 2009, les enfants d’ouvriers ont un taux d’obésité 3 fois plus élevé que les enfants de cadres.

 

 

 

 

 

  • La situation géographique agit également sur l’obésité des jeunes :

Pourcentage d’obésité en fonction de la situation géographique. Réalisé par Lucile et Clara Bouriot, inspiré par la DREES

Nous pouvons observer que les régions de l’Est et du Nord ont tendance à un pourcentage d’obésité plus élevé que l’Ouest ou la Méditerranée par exemple.
Etude réalisée par le ministère de la santé.

  • Le taux d’obésité dépend également du sexe de la personne :

Ce graphique représente deux études (ENNS en bleu foncé et rouge foncé réalisée en 2006 et ESTEBAN en bleu clair et rouge clair réalisée en 2015), réalisée sur des filles et des garçons.
Nous pouvons remarquer qu’en 2015, ce sont les garçons les plus victimes de l’obésité (4.1% contre 3.8% pour les filles)  En ce qui concerne le surpoids en 2015, ce sont les filles les plus touchées (14.1% contre 11.8% pour les garçons).

Les inégalités liées à l’obésité sont donc omniprésentes, ce qui fait de cette maladie un enjeu publique.

2.2 L’obésité, un incontestable mal-être

L’adolescence est bien connue pour être une période où l’image de soi est importante aux yeux des jeunes. Le poids y joue un rôle essentiel. D’après l’institut Danone, « A 15 ans, 40% des filles se trouvent trop grosse alors que 20% des garçons se trouvent trop maigres ».
La plupart des jeunes obèses rejettent leurs corps et détiennent des problèmes d’estime de soin renforcés par la discrimination. Cette maladie laisse alors des marques à vie, que ce soit sur le mental (dépression) que sur le plan physique.
Cependant, une enquête Ipsos relatée par le Monde montre que 3 jeunes sur 10 âgés de 15 à 25 ans n’ont pas conscience de leur obésité : ils s’estiment minces ou de corpulence normale.

La non-conscience des jeunes de leur poids

Schéma représente cercle vicieux de l’obésité.
Réalisé par Lucile et Clara, inspiré de l’INSERM

2.3 Les solutions face à l’obésité

  • Prise en charge dans des centres spécialisés : suite au plan obésité 2010-2013. Les centres spécialisés se sont développés en France ces dernières années.
    Témoignage d’une jeune fille atteinte d’obésité : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/val-loire/loir-cher/blois/obesite-adolescents-maladie-qui-se-soigne-1192227.html
  • Chirurgie de l’obésité lorsque les traitements médicamenteux deviennent trop limités.
  • Prévention et dépistage : les familles doivent restées vigilantes et intervention de professionnels dans les écoles dans le but de donner des conseils alimentaires et lutter contre la discrimination, le harcèlement.
  • Les publicités : tout le monde connaît les publicités diffusées à la télévision telles que : « pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour », « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé », « pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière ». https://www.youtube.com/watch?v=9RwM-IFfezA
    Elles ont pour but de rappeler au consommateur qu’une alimentation saine évite les problèmes de surpoids et d’obésité.

2.4 Une maladie coûteuse

L’obésité n’est pas qu’un problème individuel mais est un véritable problème de société.
Le traitement et la prise en charge est un enjeu pour notre système, qui coûtent 10 milliard d’euros à l’Etat chaque année.
Marqueuse d’inégalités, problème d’estime de soi, solutions envisagées par l’Etat, cette maladie est ainsi devenue un réel enjeu sociétale au fil des années.

Conclusion :

L’obésité est donc une maladie plurifactorielle et dont les conséquences ne sont pas négligeables et même dangereuses pour la santé. Aujourd’hui, ce sont un grand nombre de jeunes qui sont concernés par ce problème. Celui-ci engendre un véritable mal-être chez cette catégorie de la population, c’est pourquoi cette maladie est réellement prise au sérieux par le gouvernement. Il accentue en effet ses efforts afin de prévenir, dépister, soigner l’obésité et lutter contre les discriminations.
La recherche constitue donc un réel enjeu contre cette maladie irréversible…

 

Clara et Lucile BOURIOT

 

Bibliographie : 

 

 

 

Nouveau thème culturel BTSA 2017-2019 : la jeunesse

Cette année un nouveau thème culturel va permettre aux BTSA de réfléchir sur des questions de société : LA JEUNESSE… Peut-on définir la jeunesse ? A quel âge est-on « jeune » ? Peut-on parler de culture jeune ? L’adolescence peut-elle durer toute la vie ? Est-ce normal que les jeunes vivent dans la précarité ? Bonne lecture et bonne réflexion !