Les personnes handicapées au sein de la société

 

Actuellement, près de 18% de la population totale française est touchée par un handicap, c’est pourquoi connaître comment ces personnes s’intègrent dans la société, en créant lien social et vie active semble intéressant.

 Les lieux publics sont l’un des principaux obstacles à l’insertion sociale. L’insertion sociale nécessite l’appropriation des valeurs, des règles et des normes du système au sein duquel a lieu l’insertion. Effectivement, les endroits publics essentiels à la vie quotidienne ne sont pas toujours aménagés de sorte que ces personnes ne peuvent pas toujours y avoir accès.

 

  • L’intégration des personnes handicapées

L’intégration des personnes portant un handicap commence par un métier, un cercle amical, un logement et des activités culturelles. L’handicap est une véritable barrière à cette intégration car beaucoup de facteurs empêchent un insertion facile : le regard des autres, l’accessibilité ou encore la discrimination.

En réalité les travailleurs handicapés représentent seulement 2,9% des emplois en entreprise.

Pour lutter contre ces inégalités, différents moyens sont mis en place : 

  • l’obligation d’embauche de personnes handicapées : tout employeur ayant au moins 20 salariés est tenu d’employer à plein temps ou à temps partiel des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de l’effectif total de l’entreprise.
  • des aides financières pour les personnes handicapées.
  • l’aménagement des espaces publics, avec l’aide de l’Ad’AP (agenda d’accessibilité programmé).
  • des aides adaptées au type de handicap (malvoyants = écriture braille, chien pour le déplacement et l’accompagnement)
  • associations pour l’aide à l’insertion sociale, comme une valorisation du savoir-faire d’une personne handicapée. (ESAT (établissement et service d’aide par le travail))

 

  1. Accessibilité aux lieux publics

 Pour mener à bien le besoin d’intégration des personnes handicapées ou à mobilité réduite, un agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP) a été mis en place. Ce dispositif a été conçu dans le but de faire respecter la loi, dont les articles L111-7 et L111-7-1, qui rappelle les démarches et travaux à entreprendre pour être aux normes. Suite à une mauvaise réception de l’information de la loi handicap créée en 2005, le comité interministériel a décidé de mettre en place l’Ad’AP.

 

L’objectif de l’Ad’AP est simple: rendre obligatoire la future démarche de travaux, pour aménager les extérieurs, les abords, et l’intérieur de chaque établissement recevant du public (ERP). Ces ERP doivent rendre accessible l’ensemble des accès aux personnes présentant un handicap, quelqu’il soit.

Les normes d’accessibilité doivent permettrent aux personnes handicapées de se déplacer avec la plus grande autonomie possible.

L’accessibilité des ERP et de leurs abords concernent:

  • le stationnement des véhicules
  • les conditions d’accès et d’accueil dans les bâtiments
  • les locaux intérieurs et les sanitaires ouverts au public
  • les portes et les sorties
  • les revêtements des sols

 

L’Ad’AP présente des règles strictes et exigeantes dans le temps, si les temps de travaux sont plus longs que prévus, alors différentes sanctions surviendraient.

Les sanctions peuvent être de simples amendes, comme jusqu’à de l’emprisonnement.

L’absence non justifiée de dépôt d’agenda d’accessibilité programmée est passible d’une sanction financière de 5000 euros. En cas de non respect des travaux présentés le propriétaire peut encourir une amende allant jusqu’à 45000 euros.

 

Pour conclure, nous comprendrons que le chemin est encore long pour bénéficier d’accès pour tous, même si, beaucoup de moyens sont installés par l’Etat pour réduire les inégalités envers les personnes handicapées ou à mobilité réduite.

 

 

Bibliographie:

https://www.gouvernement.fr/action/l-accessibilite

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006176351&cidTexte=LEGITEXT000006074096

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32873

 

Clémence ALONET et Claire RAMPANT

STA1

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Les enjeux d’une agriculture solidaire pour la survie de la filière.

Depuis toujours l’Homme doit vivre en groupe, s’entraider pour survivre et résister au moment difficile. La profession d’agriculteur ne fait pas exception, bien au contraire. La dureté du travail, les taxes, le manque de reconnaissance, les aléas climatiques, les problèmes économiques et écologiques font partie des difficultés constamment rencontrées par les agriculteurs. Il faut également rappeler que chez les agriculteurs le taux de suicide est 20 à 30 % supérieur aux autres professions ; un agriculteur se suicide tous les deux jours. Cela nous montre l’importance d’une agriculture solidaire pour pouvoir survivre. Heureusement, il reste des solutions qui peuvent être mises en place.

Dans cet article, nous allons montrer que la solidarité est toujours présente dans le monde agricole actuel ainsi que son importance au niveau économique et environnementale.

Tout d’abord, nous aborderons les enjeux économiques d’une agriculture solidaire et ensuite, nous verrons les enjeux environnementaux.

 

Les enjeux économiques d’une agriculture solidaire

La solidarité entre agriculteurs : une solution pour la survie de la filière

Dans le monde agricole on distingue deux types de solidarité : la solidarité volontaire et la solidarité forcée.

Tout d’abord, la solidarité volontaire est mise en place volontairement par les agriculteurs et se divise en deux catégories :

  • pour un besoin privé comme une assurance maladie
  • pour un besoin professionnel comme lors de catastrophe naturelle ou encore une perte de cheptel

La solidarité volontaire repose sur le principe de la surveillance mutuelle. Effectivement, un groupe d’individus est plus fort et moins vulnérables.

Ensuite, la solidarité forcée est mise en place par l’Etat et est représentée par divers organismes, pouvant atteindre la liberté des agriculteurs :

  • la MSA ( Mutualité Sociale Agricole ) : c’est un régime de protection sociale obligatoire aux personnes travaillant dans le monde agricole. Elle impose par exemple une réglementation stricte sur l’entraide

 

  • la SAFER ( Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) : c’est un organisme qui contrôle l’accès au foncier. Elle influe également sur l’installation des jeunes et favorise l’agrandissement du foncier.

De plus en plus, nous observons une diminution de l’interdépendance entre voisins, que ce soit au niveau des services, de l’aide ou encore par rapport à l’échange de connaissance et de savoir. L’interdépendance est remplacée par des organismes payants comme la Chambre d’Agriculture (coût mensuel de 700 millions d’euros en 2016).

Néanmoins, il reste des alternatives à cette diminution de l’interdépendance avec le développement des GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) qui permettent aux agriculteurs de se regrouper pour travailler ensemble. Il y a également, les coopératives comme les CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériels Agricoles) qui permettent de mettre en commun le matériel et donc limiter les frais d’exploitations.

 

Les coopératives aux cœurs d’une agriculture solidaire

La solidarité dans le monde agricole est représentée par des coopératives agricoles.

Une coopérative agricole se définie comme une entreprise créée et gérée par des agriculteurs, regroupant tous les maillons de la chaîne de production, c’est-à-dire de l’exploitant qui produit la matière première jusqu’au produit fini, en passant par la transformation.

La gestion totale de la filière par les agriculteurs permet de mieux contrôler le prix surtout en cas d’année difficile comme lors de catastrophe naturelle. Cela permet également de convenir d’un prix d’équilibre, le plus juste possible, entre les agriculteurs et les consommateurs.

Les coopératives favorisent les circuits courts, ce qui permet de répondre à la forte demande de produits locaux et notamment par les locavores. Effectivement, les produits locaux créent de la valeur ajoutée au territoire ainsi que de l’emploi. Ces coopératives contribuent donc au relancement de l’économie du territoire.

La solidarité au sein des coopératives possède d’autres atouts :

  • la mutualisation des charges et de l’investissement ce qui contribue à la durabilité de l’entreprise
  • le partage du risque comme les aléas climatiques ou encore par rapport à la concurrence avec les industriels (français ou étrangers) habituellement moins chers
  • un renforcement du pouvoir économique dû au regroupement des agriculteurs, ce qui leurs permet d’avoir un pouvoir économique plus forts pour négocier les prix.

Ces différents atouts mettent en évidence un principe fondateur des coopératives qui est : « l’union fait la force ».

Il existe plusieurs types de coopératives comme :

  • la CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériels Agricoles) : c’est un moyen de permettre aux agriculteurs de pouvoir louer du matériel agricole de qualité sans devoir l’acheter. Effectivement, certains agriculteurs n’ont pas les revenus pour investir dans du matériel agricole ou en cas de panne soudaine pour limiter le retard dans les travaux.

Auteur Heinrich Guillaume
10/08/17

  • les labels : pour contrer la diminution des prix de vente imposés par les industriels, les agriculteurs ont créé des labels comme les AOP (Appellation d’Origine Protégée) et les AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Ces labels visent à protéger le savoir-faire transmit de génération en génération ainsi qu’une typicité et une aire géographique spécifique. Les labels ont également permis de catégoriser certains produits comme des produits « haut de gamme » afin de le mieux valoriser : c’est le cas pour le comté. Cela a eu pour but de générer un chiffre d’affaire de 20 milliards d’euros en 2016 pour les labels AOC et AOP. Par ailleurs, les labels sont confrontés au rachat des grands groupes comme le groupe Lactalis qui veut s’approprier des fruitières.

 

auteur Léa Alips le 02/02/2018

Les réglementations sur le travail dans les entreprises agricoles

Il existe plusieurs types d’entraides dans le monde agricole mais cette entraide est soumise à une réglementation stricte et se définie en plusieurs catégories :

  • le « coup de mains » occasionnel : il est caractérisé par une entraide entre voisins, amis, cousins, … Il doit être de courte durée, spontané et non rémunéré. Par exemple, l’éleveur peut demander de l’aide pour rentrer ses vaches qui se sont sauvés du parc.

 

  • l’entraide familiale : elle ne peut exister qu’entre parents de premier degré (frère, sœur, conjoint, …) et doit être spontanée, occasionnelles et sans rémunération. Cette entraide ne doit pas être indispensable au bon fonctionnement de l’exploitation.

 

  • le salariat entre membre de la famille : il s’agit d’une aide régulière d’un parent comme pour les travaux d’ensilage l’été. Lorsque le travail se caractérise par un rapport de subordination et une charge de travail élevée, le salariat doit être rémunéré.

 

  • l’entraide entre agriculteurs : il s’agit d’une forme simple et traditionnelle de coopération entre agriculteurs en activité. Dans le code rural, elle se définie par un échange de services, de travaux agricoles et de moyens d’exploitation (matériels). Elle peut être occasionnelle, temporelle ou régulière. L’entraide se fait entre exploitant ou membre de sa famille participant aux travaux de l’exploitation. Elle implique une gratuité du service (sauf un remboursement) et une réciprocité des services rendus.

 

  • dans le cas d’un retrait agricole, la transmission se fait dans un cadre familiale ou non. Dans le cadre familiale, le retraité fait bénéficier à son successeur, son expérience tout en gardant sa retraite et donc en restant sur l’exploitation 10 à 15 heures maximum par semaines. Quand la transmission a lieu hors du cadre familiale, le retraité doit conserver une parcelle de subsistance et un lopin de terre. Quant à la transmission des savoir-faire, ils se font selon la volonté du retraité et s’inscrivent dans le cadre de l’entraide réciproque.

 

L’avenir de l’agriculture

Au fil du temps, l’agriculture se développent et reposent sur les générations nouvelles (les jeunes agriculteurs). Effectivement, de nos jours, les outils agricoles sont de plus en plus développés et nécessitent des connaissances nouvelles : c’est l’agriculture 3.0 (ou autrement dit connectée). Nous pouvons retrouver des outils comme les GPS ou les drones pour contrôler plus spécifiquement ses parcelles afin de mieux gérer ses cultures et ainsi produire un gain économique pour l’agriculteur mais aussi écologique pour la planète.

Cette agriculture 3.0 permet d’échanger rapidement et simplement sur différentes applications ou sites internet comme :

  • pour le partage ou la location de matériels : We farm up ou hellotractor
  • pour l’achat vente de fourrage : la belle ronde
  • pour l’échange de parcelle : échange de parcelle
  • pour la mutualisation des savoirs : farmleap
  • pour simplement consulter la météo : pleinchamps

Actuellement, il existe des associations comme les Jeunes Agriculteurs (JA)  qui ont pour but de se concerter afin de préparer les générations futures. Ces associations permettent de signer des conventions visant à favoriser les exploitations à taille humaine, familiale et économiquement viable. Par exemple, les Jeunes Agriculteurs (JA) et la Fédération Nationale de Coopératives d’Utilisation de Matériels Agricoles (FNCUMA) ont signé une convention. L’objectif de cette convention est de former et éduquer les jeunes ainsi que de leur transmettre une approche collective dans le but de pouvoir répondre aux défis futurs, comme par exemple : comment nourrir 10 milliards de personnes d’ici 2050 ?

auteur Léa Alips
le 05/03/17

Les enjeux environnementaux d’une agriculture solidaire :

Actuellement, il y a un réchauffement de la planète, lié à l’augmentation de gaz à effet de serre. Le réchauffement climatique amène beaucoup de catastrophes naturelles, il y a donc une perturbation des cycles naturelles de la planète. Cela a une influence directe sur les exploitations agricoles qui risquent de rencontrer ou rencontrent déjà des difficultés financières avec des étés de plus en plus sec sur la France.

Les coopératives une solutions d’avenir.

Les coopératives sont apparues en France avec les fruitières du Jura. Ces Fruitières sont des coopératives laitières qui sont basées sur une entente des éleveurs, du fromager et de l’affineur, cela permet de fixer les prix de vente des produits avec une bonne répartition des revenus pour chaque membre de la filière. Avec le réchauffement climatique les éleveurs ont beaucoup de mal à produire assez de fourrage pour nourrir les bêtes, cela les pousse à devoir acheter des aliments chers car l’impact du réchauffement climatique est mondial. Certaines exploitations sont donc en difficulté et les prochaines années risquent d’être encore plus dures pour les éleveurs. Les Fruitières du Jura sont donc une assurance pour l’agriculteur à valoriser sa production et pouvoir vivre de son métier. La coopérative est donc une forme de solidarité car c’est une association de plusieurs agriculteurs qui cherchent à valoriser leurs productions en commun afin d’obtenir une bonne rémunération malgré des enjeux économiques et environnementaux difficiles.

Auteur Léa Alips
10/08/18

Solidarité entre agriculteurs à cause du réchauffement climatique :

La sécheresse de cette été 2018 à posé un gros problème aux les agriculteurs du Doubs, 80 % d’entre eux sont en difficulté avec un stock de fourrage trop faible pour nourrir les bêtes durant l’hiver. Suite à une rencontre entre les présidents de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitations Agricoles : c’est une fédération visant à étudier et défendre les intérêts des agriculteurs) du Doubs et du Bas-Rhin les céréaliers alsaciens ont donc pu donner 1000 tonnes de cannes de maïs aux agriculteurs en difficultés. La canne de maïs est habituellement laissée volontairement sur le champs pour fertiliser ce dernier, cette cannes de maïs à donc été pressée et donnée aux agriculteurs en difficultés pour remplacer la paille des litières. Cette paille économisée peut être mélangée avec du foin et de l’enrubanné pour nourrir les vaches. Cet élan de solidarité est très important pour la survie des exploitations laitières Françaises, cela sert d’exemple pour tout le monde car des actions comme celle ci seront de plus en plus fréquentes et importantes avec un climat qui se dégrade d’année en année.

Auteur: Léa Alips
03/09/18

Un label pour valoriser les produits :

Les labels AOP et AOC par exemple, permettent de valoriser les produits en fonction de sa zone géographique de production ainsi que bien de leur savoir faire. L’AOP (appellation d’origine protégé) est reconnue par l’union européen ce qui permet de faire venir des clients de pays étranger en France ; L’AOC ( appellation d’origine contrôlé) contrairement à l’AOP est reconnu uniquement en France mais reste un produit réalisé avec un savoir faire, une zone géographique spécifique, c’est aussi un produit qui possède une histoire . Les Produits protégés par ces labels respectent un cahier des charges très stricte, cette réglementation et ce gage de qualité valorisent donc le produit et permet de
rentabiliser la production des agriculteurs transformant directement leurs productions. Ce gage de qualité intéresse de plus en plus les client. Les clients qui achètent directement ces produits à la ferme garantissent une meilleure rémunération aux producteurs. Comme étudié dans les parties précédentes les agriculteurs ont et auront de plus en plus de mal à produire avec ce réchauffement planétaire, c’est donc pour eux une garantie de continuer à vivre de leurs travail et de leur passion.

Auteur: Léa Alips
22/09/18

La Cuma une solutions pour l’avenir :

Avec la nouvelle réforme de la PAC les agriculteurs sont obligé de produire plus sans forcément mieux valorisés leurs produits ce qui les conduit à être en difficulté financièrement. Pour augmenter la production il faut le matériel adéquate qui coûte très chère, c’est la que la Cuma intervient. La Cuma est une coopérative qui permet l’achat et le partage de matériels entre plusieurs exploitations agricoles. C’est donc une forme de solidarité qui va permettre à l’agriculteur de diminuer ces charges. De plus les Cuma se développent également dans des énergies tel que le biogaz. Cette installation va permettre de récupérer le méthane et le dioxyde de carbone produit par la fermentation du fumier et ou du lisier des vaches pour fabriquer de l’ énergie. C’est une installation qui coûte très chère,la Cuma va donc permettre à plusieurs paysans de se regrouper de façon à minimiser les coûts d’une telle installation. La Cuma est donc une forme directe de solidarité car on achète du matériel à plusieurs pour baisser les coûts de production et donc avoir les ressources financières nécessaires pour faire face aux aléas du réchauffement climatique. L’avenir des Cuma est donc assuré, elles seront même un atout majeur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier.

Pour conclure, en quoi la solidarité est-elle nécessaire dans le monde agricole français ? La solidarité dans le monde agricole français est indispensable aujourd’hui car elle intervient sur deux plans majeurs, le premier est le plan économique qui consiste à aider les agriculteurs économiquement, c’est à dire avec des aides, des associations qui font valoir les droits des agriculteurs en justice et bien sur les coopératives et Cuma qui permettent de diminuer les coûts de productions pour augmenter le profit ce qui permet à l’agriculteur de vivre de sa passion. Le deuxième plan est les enjeux environnementaux des agriculteurs, ces enjeux sont majoritairement crés par le réchauffement climatique qui ne permet plus aux agriculteurs de produire eux même l’alimentation des bêtes, ils sont donc obligés d’acheter des aliments qui coûtent chers en plus de l’achat de matériels. Pour surmonter ces coûts les agriculteurs peuvent compter sur la solidarité entre exploitant très présente en ce moment avec une multiplication d’action solidaire entre eux, mais aussi des créations de labels, coopératives et de cuma qui permettent à ces derniers de continuer leurs métiers. Cette solidarité au saint du monde agricole pourrait amener une réponse à la question suivante : Comment nourrir milliards de personnes d’ici 2050 ?

Bibliographie:

-Antoine Antoni . Petite histoire des coopératives [En ligne]. Académie de grenoble. 19/01/2003 [Consulté le 11/12/18]. Disponible sur: http://www.ac-grenoble.fr/occe26/activite/ec_sociale/Pourensavoirplussurlemouvementcooperatif.PDF

-Jonathan Dubrelle, Agriculture : face à la solidarité forcée, le retour de la solidarité volontaire [en ligne]. Contrepoint, mise en ligne le 1 mars 2018,[ date de consultation 07/01/19]. disponible sur: https://www.contrepoints.org/2018/03/01/310783-agriculture-face-a-solidarite-forcee-retour-de-solidarite-volontaire

–  Pascal Bordeau, La Fncuma et Jeunes Agriculteurs ont signé une convention cadre pour travailler ensemble à l’installation à travers le collectif [en ligne]. Entraid, 13/09/18. Disponible sur: https://www.entraid.com/articles/la-fncuma-sengage-aupres-des-jeunes-agriculteurs

– Grémont Nicolas. Les coopératives un modèle particulier d’entreprise[en ligne]. Coop de france. Disponible sur: https://www.lacooperationagricole.coop/fr/un-modele-particulier-dentreprise

-Marie GUITTARD, AOP-AOC [en ligne]. INAO, après 2014. Disponible sur: https://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Appellation-d-origine-protegee-Appellation-d-origine-controlee.

-Laurence Kantzer. L’association solidarité paysans [en ligne]. Solidarité paysans. Disponible sur: http://www.solidaritepaysans.org/l-association-nationale-solidarite-paysans_1091.php

-Françoise MARISSAL. Sécheresse: solidarité agricole alsacienne. L’alsace , Mardi 23 octobre 2018, pp.38.

-Anne Pichot de la Marandais, L’entraide agricole [en ligne].Le Bimsa, le 17 décembre 2014. Disponible sur: http://www.lebimsa.fr/lentraide-agricole/

– superadminopl, Les cuma demain [en ligne]. Cuma.fr, 17/07/13. Disponible sur: http://www.cuma.fr/content/les-cuma-demain

-Pas renseigné.L’entraide agricole [en ligne].Caisse centrale de la MSA, Directeur de la publication : François-Emmanuel Blanc – Directeur Général de la Caisse centrale de la MSA. Mis à jour le 24/05/18. Disponible sur: https://www.msa.fr/lfy/affiliation/entraide-agricole

Alips Léa, Heinrich Guillaume.

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La solidarité face aux catastrophes naturelles.

Partout dans le monde, les changements climatiques affectent de nombreux pays surtout les pays d’outre Mer et le continent africain  qui ont malheureusement moins de ressources. Ces changements provoquent séismes, ouragans, sécheresses et affectent les populations du monde de différentes manières ( social, économique… ). Toutes ces catastrophes nous poussent à agir. Les dégâts que peuvent causer ces intempéries ne sont pas que de détruire des vies ou des habitations. Elles peuvent également créer des conflits au sein de la société, comme le manque de ressource financière d’un pays, la famine qui sont des conséquences qui ne sont le plus souvent observables qu’après ces fléaux. Ainsi, la création de nombreuses associations, l’aide financière que peut apporter différents pays, nous montrent le soutien du reste du monde.

Le mot “solidarité” va alors prendre tout son sens. Dans quelle mesure les associations humanitaires peuvent-elles intervenir aujourd’hui pour aider des pays moins développés touchés par des catastrophes naturelles ?

I – Les interventions entreprises par les associations humanitaires. 

A – L’UNICEF et la communauté internationale.

Aujourd’hui, les associations humanitaires mènent un combat pour venir en aide aux victimes touchées par ces tragédies. Toutefois, les prises en charge de ces situations d’urgences peuvent être compliquées. En réalité, celles-ci ne vont pas se rendre directement sur place puisqu’un plan d’intervention va être dans un premier temps réalisé pour pouvoir au mieux répondre aux urgences et aux besoins des victimes. Au Vanuatu, suite à un cyclone, l’UNICEF a dû prendre en compte la destruction de l’aéroport pour mettre en place son plan d’intervention. A cause de cela, le président du Vanuatu a lancé un appel à la communauté internationale. Cet appel ayant été entendu, des fonds ont pu être débloqués par plusieurs pays comme le Royaume-Uni (2,8 millions d’euros),  l’Union Européenne (1 millions d’euros), l’Australie (3,6 millions d’euros). 

Dégâts au Vanuatu après le passage du cyclone. Par Matthew Barr. Image libre de droit, disponible sur : https://www.flickr.com/search/?text=vanuatu%20cyclone

B – Un budget à gérer.

Lorsque les associations humanitaires sont confrontées à une catastrophe, la répartition de leur budget va alors avoir une grande place dans l’aide qu’ils pourront apporter aux victimes les plus démunies, qui malheureusement, se trouvent le plus souvent dans les pays les moins développés. Face à cela les fonds seront répartis par secteur d’intervention (urgences de ces catastrophes, réhabilitations ..) et également par secteur géographique. Ces budgets sont importants pour ces associations. En effet, cela va permettre d’apporter l’aide dont chacun a besoin et ainsi permettre d’agir au plus vite. Care France est l’une de ces associations effectuant ces répartitions de budget. En effet, cela leur permet de répartir équitablement leur finance afin d’apporter l’aide que les pays ainsi que les victimes doivent recevoir. 

C – La mise en place de projets.

Pour agir le plus efficacement possible, celles-ci vont mettre en place des projets pour que les associations qui se trouvent dans le pays puissent intervenir et ainsi avoir une plus grande rapidité d’action dans les endroits les plus isolés. Le but de cela est de permettre aux victimes de pouvoir reconstruire leur vie au plus vite pour surmonter cette tragédie. Après leur avoir apporter une aide pour réhabiliter les plus démunis, des formations préventives vont avoir lieu auprès des populations.

Cette démarche des associations humanitaires encourage les populations à se protéger et à mettre en place des systèmes d’alerte, ce qui va leur permettre d’avoir une rapidité d’action plus efficace face à ces situations d’urgences, et donc pouvoir sauver des vies.

Seulement, celles-ci ne peuvent désespérément pas agir partout dans le monde puisque depuis quelques années, des changements climatiques ont lieu entraînant de plus en plus de catastrophes naturelles (cyclones, sécheresses, inondations …)

II – Des conséquences sociales et économiques indéniables. 

A – La société, quels problèmes ?

Les catastrophes naturelles n’ont pas qu’un impact environnemental. Celles-ci engendrent également de nombreux problèmes sociaux et économiques. On peut observer comme conséquences sociales de nombreux problèmes de santé publique ( malnutrition, anémie, épidémie, …) et naissent également des tensions entre les peuples. C’est le cas du Kenya qui a vécu une longue période de sécheresse, la réalité est telle que la population et le bétail ne pouvant plus pallier à ce manque de nourriture, a poussé les peuples à se battre entre eux pour accéder aux points d’eaux ou à se voler la moindre tête de bétail. 

Conséquence de la sécheresse au Kénya. Image libre de droit, disponible sur : https://www.flickr.com/search/?text=kenya%20s%C3%A9cheresse%20

B – L’économie en prend un « coût ».

Suite à ces catastrophes un problème économique va également se poser. En effet, même si les associations humanitaires reçoivent des fonds et interviennent pour venir en aide aux pays, les états vont aussi avoir un rôle à jouer. Ces catastrophes naturelles entraînent pour la plupart de gros dégâts et donc des coûts financiers importants (reconstruction de bâtiments, de routes…). Certains pays mettent alors en place des assurances aux services d’administrations publiques afin de pallier le mieux possible aux besoins de leur population.

Ces catastrophes naturelles entraînent le plus généralement le déplacement de personnalités importantes sur le lieu même de la tragédie comme ce fût le cas du président des Etats-Unis, Donald Trump, suite à l’ouragan Harvey. En se déplaçant, ceux-ci montrent aux victimes qu’ils sont présents, qu’ils les soutiennent dans cette épreuve mais la plus part du temps, le déplacement de ces personnes est le plus souvent pour des raisons politiques. En effet, le problème économique se pose et certains chefs d’états vont alors se poser la question de rediriger leur budget pour ces catastrophes vers d’autres projets puisque les coûts occasionnés peuvent parfois être très élevés, c’est donc pour cela qu’ils vont devoir débloquer des fonds. C’est là que les associations humanitaires interviennent. En effet, celles-ci vont faire des démarches, mettre en place des projets pour la collecte de dons que ce soit financiers, matériels ou la recherche de bénévole. 

La tempête Harvey a eu un impact tel que l’état à du mettre en place des centres d’accueils temporaires pour les victimes, les autorités avaient un devoir d’aider les plus démunis… Cette vidéo va vous permettre de voir à travers ce montage ce qui est arrivé et ce qu’on subit les victimes.

Par Jérôme Olivier, paru le 30 Août 2017. Vidéo libre de droit.

Lien de la vidéo : https://www.flickr.com/photos/86624822@N03/36919566805/in/photolist-Kcpca-Zf9QtY-YfsqXg

Pour pallier à ces coûts monstrueux, les états ainsi que les associations mettent en place des stratégies nationales pour prévenir la population des risques comme ce fût le cas en France. Effectivement, cette stratégie était prévue par la loi Grenelle 2 en 2010 qui n’a malheureusement été présentée qu’en Juin 2013 au conseil des ministres et a été proposée le 10 Juillet 2014 par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal lors de la Commission mixte inondations. Ces préventions permettraient alors aux gouvernements de se rendre moins vulnérable face à certaines situations tels que des inondations ce qui ne pourrait avoir qu’un effet bénéfique. 

Malheureusement, cette prévention n’est pas toujours respectée par les élus qui ont la responsabilité de délivrer des permis de construire sur des zones adaptées aux constructions. Ce manque de rigueur peut occasionner des tragédies comme lors de la tempête Xynthia qui a frappé la commune de Faute-sur-Mer et qui a entraîné la mort de 29 personnes. Les associations humanitaires dans ce cas là, doivent intervenir ce qui entraîne des coûts supplémentaires pour celles-ci même si les états contribuent aux premières dépenses pour venir en aide aux victimes.

Cette tempête a eu pour conséquence d’inonder une très grande surface qu’elle soit habitable ou agricole. Les élus de la commune ont donc dû répondre de leur faute.

Pour conclure, ces associations humanitaires sont une vraie aide pour les pays les moins développés puisqu’elles leurs apportent du soutien que celui- ci soit financier, matériel ou humain. Cette aide apportée montre la réelle solidarité qui peut naître suite à ces désastres. Malheureusement, celles-ci ne peuvent cependant pas tout prendre en charge c’est pourquoi les états jouent un rôle important pour prévenir ce genre de catastrophes et ainsi éviter des tragédies humaines et financières.

Pelletrat Héléna et Soittoux Manon

Bibliographie :
  • Rapport annuel Care France 2017 (en ligne), Care France, mis à jour en 2017 (consulté le mercredi 12 décembre 2018). Disponible sur:
    https://www.carefrance.org/ressources/documents/3/5992ae0-7195-RA-Care2017-BD.pdf 
  • Aider les victimes de catastrophes ( en ligne), Fondation France, mis à jour en 2018 ( consulté le mercredi 12 décembre 2018). Disponible sur: https://www.fondationdefrance.org/fr/aider-les-victimes-de-catastrophes
  • Keucheyan Razmig. Quand la finance se branche sur la nature. Le Monde diplomatique ( en ligne), parue le 6 mars 2014, consultée le 12 décembre 2018. Disponible sur: https://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/KEUCHEYAN/50199
  • Meyerfeld Bruno. Au Kenya, la guerre de l’eau enflamme la vallée du Rift. Le Monde ( en ligne), parue le 14 mars 2017, consultée le 12 décembre 2018. Disponible sur: https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/14/au-kenya-la-guerre-de-l-eau-enflamme-la-vallee-du-rift_5093954_3244.html
  • Olivier Jérôme, Le drame qui s’est produit au Texas nous rappelle un peu brutalement combien l’être humain est peu de chose face aux forces de la nature. In flickr (en ligne). Flickr paru le 30 Août 2017. (consulté le 5 janvier 2019). Disponible sur : https://www.flickr.com/photos/86624822@N03/36919566805/in/photolist-Kcpca-Zf9QtY-YfsqXg
  • Paris, Gilles. Etats-Unis: Donald trump à l’épreuve de la tempête Harvey. Le Monde (en ligne), parue le 30 Août 2017, consultée le 12 décembre 2018. Disponible sur: https://www.lemonde.fr/tempete-harvey/article/2017/08/30/etats-unis-donald-trump-a-l-epreuve-de-la-tempete-harvey_5178257_5177961.html
  • Perry, Frank. Vue aérienne de la côte entre la Rochelle et l’Aiguillon-sur-mer, après le passage de la tempête Xynthia (paysage). In Le monde (en ligne), publié le 7 mars 2018 (8 janvier 2018). Disponible sur: https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/07/tempete-xynthia-l-etat-et-la-commune-de-la-faute-sur-mer-vont-indemniser-des-victimes_5266871_3224.html
  • Radisson, Laurent. L’état se dote d’une stratégie national de gestions des risques d’inondation. Actu et Environnement. Parue le 11 juillet 2014 (consultée le 12 décembre 2018). Disponible sur: https://www.actu-environnement.com/ae/news/strategie-nationale-gestion-risques-inondation-22235.php4
  • Radisson, Laurent. Xynthia: les élus condamnés, la prévention mieux assurés ? Actu et Environnement. Parue le 12 décembre 2014 (consultée le 12 décembre 2018). Disponible sur: https://www.actu-environnement.com/ae/news/xynthia-proces-elus-condamne-plan-prevention-risque-inondation-responsabilite-23481.php4
  • Wéry, Claudine. Les ONG craignent un désastre à Vanuatu. Le Monde (en ligne), publié le 16 mars 2015, mis à jour le 17 mars 2015 (consultée le 12 décembre 2018). Disponible sur: https://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/03/16/les-ong-craignent-un-desastre-a-vanuatu_4594186_3244.html
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Réseaux sociaux : Nouvelle forme de solidarité ?

     Avec les années 2000, nous avons vu l’apparition des premiers réseaux sociaux tels qu’on les connaît comme Facebook ou Twitter. Créés de base pour l’échange d’informations entre les utilisateurs, dans la plupart du temps, ils deviennent alors un facteur important dans l’esprit de solidarité. On retrouve des mots correspondant à la notion de solidarité dès les fonctions premières des réseaux avec les « J’aime», les «Partages»…  Continuer la lecture

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Le combat d’une vie

Depuis toujours, les personnes handicapées mènent un combat au sein de la société pour être reconnu comme des personnes normales, ayant des droits et des devoirs. Ce n’est qu’à partir de 1975 que des mesures politiques ont été prises afin d’améliorer leurs quotidiens. Cependant nous allons voir que malgré tout cela, le combat pour eux continu. 

Nous allons donc voir dans quelle mesure la société française est-elle solidaire avec les personnes en situation de handicap depuis les années 70 ?

Dans un premier temps, nous verrons donc les défaillances du système français envers les personnes invalides. Puis, dans un second temps, le progrès de ce système qui évolue de jours en jours.

 

Les défaillances du système français envers les personnes invalides.

 

Malgré l’entrain de la société française à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap, il est encore très difficile pour eux de trouver un logement adapté ou de se déplacer dans un environnement, essentiellement fait pour les personnes valides. La loi du 11 Février 2005, dite loi handicap fut promulguée pour offrir à toutes personnes reconnues handicapées “l’égalité des droits et des chances”. 

Cette prise de conscience politique s’attaque à plusieurs domaines :

Accessibilité des logements aux personnes à mobilité réduite.  

De nouvelles normes de constructions sont instaurées pour les logements neufs. Toutes les pièces d’habitation doivent permettre le déplacement d’un fauteuil. Les encadrements de portes sont donc élargis, les pièces sont plus grandes et le mobilier (toilettes, placards, lavabos…) à hauteur de fauteuil. Cette loi exige également que les immeubles soient sans marches d’escaliers ou dispose d’une rampe facilitant l’accès avec un fauteuil roulant. Les constructions de plus de trois étages doivent obligatoirement posséder un ascenseur.

Lanz-Andy. Toilette sans obstacle. [photographie]. In Pixabay [en ligne]. 14/05/2013. [consulté le 21/01/2019]

Si cette loi de 2005 marque une avancée dans la prise en compte des personnes handicapées, dans les faits, la mise en place de toutes ses recommandations a connu de nombreux recules. 

Le plus important a été  l’article 18 de la loi Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique (ELAN), adopté par les députés le 1er juin 2018. Cette loi fait passer de 100% à 10 %,  la part des logements neufs devant être obligatoirement accessibles aux personnes handicapée. Le reste des logements doit être évolutifs c’est-à-dire bénéficier de  quelques travaux d’aménagements simples. Cette notion de “logements évolutifs” reste donc très flou. Selon Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés,  “ils sont visitables mais pas habitables”. On constate aujourd’hui que moins de la moitié des logements Français sont accessibles aux personnes en situation de handicap. 

La loi ELAN représente donc un recule considérable de la loi de 2005 dont l’objectif social, en faveur des personnes en situation de handicap, était pourtant à saluer.

Accessibilité des lieux publics

Alors que la loi de 2005 avait fixé au 1er juin 2015, l’accessibilité de tous les espaces publics, les parlementaires ont votés un délais allant de trois à neuf ans pour la mise en conformité. Ainsi, à l’échéance prévue initialement, seul 40% des lieux publics étaient accessibles.

Nombre d’entre eux possèdent encore une marche à l’entrée, empêchant ou ne facilitant pas l’accès aux  malvoyants et/ou personnes à mobilités réduites. Pour éviter aux lieux publics une sanction pénale suite à la non application de cette loi, les députés ont donc voté pour un agenda, permettant à ces lieux d’obtenir un délai pour la mise en place et la fin des travaux de remise aux normes. Ce délai accordé aux lieux publics, déplaît fortement aux associations, qui tentent, en vain, de faire changer les choses. Selon elles, ce n’est pas le report de la date butoir qui pose problème, mais le fait que toutes les demandes ne pourront pas toutes être traitées et bénéficieront donc d’un délais accordé de façon  automatique.

Cela montre que les mesures prises en faveur des personnes invalides sont parfois et même souvent non prises en compte, les obligeants à se sentir un peu plus longtemps encore comme des citoyens en marge de la société..

Tabl-trai. Rampe pour usager en fauteuil roulant. [paysage]. Wikipédia [en ligne], 01/05/2011, [consulté le 21/01/2019]

En plus d’une accessibilité aux logements et aux lieux publics pas toujours évidentes, les personnes en situation de handicap se heurtent à de nombreux autres problèmes.

Selon le témoignage d’une personne handicapée moteur, se déplaçant uniquement en fauteuil roulant, les problèmes d’insertion sociale sont tout aussi, voir plus important que les problèmes de mobilités. Alain ROCHON, président de l’association des paralysés de France, tente de faire changer les choses.

Il lance, au nom de toutes les personnes en situation de handicap un appel au gouvernement du nouveau quinquennat (2017). Il demande à ce que les personnes handicapées soient enfin entendues, et que les choses changent. Les 12 millions de Français concernés par le handicap ne doivent plus être simplement perçus comme des personnes déficientes mais comme des sujets à part entière de notre société. Il rappelle également que les aménagements que tous réclament, bénéficieront également aux femmes enceintes, aux parents avec poussettes, aux voyageurs avec bagage et aux personnes âgées… A travers l’aménagement des lieux c’est le regard de la société sur eux qui va changer.

Les espoirs mis sur le nouveau quinquennat et le constat fait sur ce qui a effectivement été mis en place ne montre malheureusement guère d’évolution. Peu de mesure ont été mise en oeuvre pour faciliter la vie de ces personnes pourtant à part entière.

 

Le progrès de ce système qui évolue de jours en jours

 

Même si l’évolution des mentalités n’évoluent que doucement, un certains nombre de lois et de mesures en faveurs des personnes handicapées sont à saluer. Des plateformes d’aide à l’indépendance ont été créé,  des systèmes scolaires et même des lois pour l’insertion professionnelle ont été mis en place..

Insertion professionnelle

Malgré une obligation pour toute entreprise de plus de 20 salariés, d’employer au moins 6% de personnes handicapées, on dénombrait, en 2017, 19 % de chômeurs chez les personnes en situations de handicap, soit un taux deux fois plus élevé que chez les valides. 

Pour exemple, l’entreprise de protection sociale, Malakoff Médéric Handicap, est engagée, dans une mission d’insertion professionnelle pour les personnes en situation de handicap. Présente sur tout le territoire Français en 375 sites, elle a facilité l’accès aux soins et à l’emplois des personnes handicapées. Depuis 2014, l’entreprise a réussi grâce à des challenges sportifs à Lyon et à Grenoble, à mobiliser et à recruter 110 personnes handicapés. 

Aujourd’hui, les derniers chiffres recensés par l’entreprise Malakoff Médéric Handicap, sont l’emploie de près de 6000 salariés dont 6% de personnes en situation de handicap.  Il existe d’autres structures, comme les ESAT (Etablissement de Services et d’Aide par le Travail) qui oeuvrent pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

D’autres entreprises privées,  luttent également contre les discriminations au travail et emploient des personnes handicapés physiques et/ou mentales. Le restaurant” le reflet” est un bel exemple de réussite d’insertion. Il est ouvert  le 15 décembre 2016, à Nantes par Flore Lelièvre. Ce restaurant est composé de 10 salariés dont 6, sont atteint de trisomie 21. Selon la jeune entrepreneuse, le but de l’ouverture d’un tel restaurant est de changer le regard du monde sur les personnes en situation de handicap, car elles sont de nos jours encore, victime de préjugés. Elle a alors fait en sorte que tout soit adapté pour eux, en passant par la prise de commande, le service ou encore l’adaptation pour les horaires.

Elle tente alors de faire changer le regard de la société et ça marche. Effectivement, un deuxième restaurant de ce genre devrait ouvrir ses portes à Paris d’ici quelques années.

Insertion scolaire

L’un des objectifs concernant la prise en compte des personnes handicapées est l’insertion scolaire des plus jeunes. Dans ce domaine, les parents d’élèves sont extrêmement actifs. 

En effet, selon de récentes études, 86% des parents d’élèves souhaitent que les écoles intègrent mieux les élèves en situation de handicap. Comme tout enfants, les jeunes handicapés ont le droit à l’éducation, et sans discrimination. Une majorité des parents d’élèves trouvent intéressant de créer une certaine mixité entre les élèves et les élèves souffrant d’un handicap moteur, sensoriel ou encore intellectuel. Cependant, certaines inquiétudes persistent et il serait nécessaire d’avoir plus d’accompagnant formé dans les classes afin d’intégrer au mieux les jeunes handicapés.

Cela montre donc une ouverture d’esprit de la société, car malgré les problèmes rencontrés, les parents d’élèves restent optimistes sur l’intégration de jeunes handicapés dans le système scolaire français.

Geralt. Personne. [illustration]. In Pixabay [en ligne]. 15/09/2014. [consulté le 21/01/2019]

 

Depuis 1970, la société Française a montré une avancé solidaire envers les personnes en situation de handicap. De nouvelle loi ont été créé, notamment celle de 2005, qui malgré quelques recules, présente tout de même une avancée dans la prise en compte des personnes handicapées dans notre société. A cela se sont ajouté des initiatives personnelles, d’individus ou d’entreprises qui ont contribué plus encore, à leurs intégrations. L’ouverture de sites internet facilitant  leur quotidien, la création d’associations ou une plus large offre d’emplois dans des entreprises sont des exemples concrets de ce qui est mis en place. Malgré tout, il reste encore beaucoup à faire. C’est le regard porté sur le monde du handicap qui doit changer et entraîner toute une réorganisation de notre société, créée jusque là, uniquement pour les personnes valides.

 

 

Léa PAGUET & Léa JACQUET

 

Bibliographie:
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