Les pays développés sont-ils en mesure de lutter efficacement contre l’accroissement de la précarité des plus démunis ?

De nos jours, la précarité est devenu un des problèmes primaires de notre société, que ce soit dans les pays riches ou pauvres. La précarité correspond à l’absence d’une ou plusieurs sécurités permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendu et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Cette dernière conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l’existence. En effet les populations précaires se font de plus en plus nombreuses malgré les mesures prisent par les pays développés pour la limiter. Nous pouvons donc nous demander quelles sont ces mesures prises par ces pays et lesquelles semblent être les plus efficaces. Dans une première partie, nous identifierons les différentes causes de la précarité, dans une seconde partie les différentes formes de précarité, et dans une dernière les moyens mis en place par ces pays pour faire face à ce problème planétaire.

 

1.Les différentes causes de la précarité

 

De nos jours la précarité est un phénomène de société actuelle. En effet elle peut posséder des origines différentes et peuvent être vécu de diverses manières. L’apparition de ce “mode de vie” peut être multiple. Mais le principale facteur de la précarité vécue par les citoyens  dans les domaines de la vie non professionnelle est presque toujours le résultat de leur précarité subie dans leur emploi. On compte alors un grand nombre de personnes dans la précarité, mais à cela il faut ajouter toute la population qui ne travaille pas, c’est à dire étudiants, chômeurs, retraités, malades et handicapés. De plus la population féminine semble être affectées davantage par la précarité par rapport à la population masculine. En effet les femmes sont plus nombreuses que les hommes à vivre en dessous du seuil de pauvreté, il s’agit d’une situation qui empire avec la crise. Sur le marché du travail cette population féminine est touchée par le temps partiel,

il s’agit d’une dévalorisation des secteurs professionnels et des emplois ou cette population est surreprésenté : il s’agit d’une inégalité des salaires.

Un fait de société vient ajouter de l’ampleur à cette crise avec une hausse de nombre de séparation ainsi que de divorce et donc la création de famille monoparentale à laquel la charge courante des enfants repose encore majoritairement sur les mères. Ainsi plus de 80% des familles monoparentales ont à leurs têtes des femmes.  

Enfin vient s’ajouter le problème de la démographie trop importante pour le bon déroulement de la société. En effet le nombre d’individu en hausse depuis ces dernières années ne fait qu’empirer le monde du travail et de l’économie par la surpopulation des zones urbaines. Ce phénomène d’accroissement de population a pour conséquence l’occupation du peu d’emplois disponible dans le monde. Par conséquent la hausse du chômage ne cessent d’augmenter laissant libre place à la pauvreté. A cela vient s’ajouter un problème de consommation alimentaire.

 

2.Les différentes formes de précarités

Aujourd’hui les ménages doivent faire faces à de nombreux problèmes économiques. Certains d’entre eux se doivent d’affronter la précarité présentée de manière différente. Les principales précarités rencontrées sont la précarité énergétique, alimentaire et du travail. Ces dernières finissent par se compléter si les ménages subissent de gros bouleversement économiques.

 

1.Précarité énergétique:

Il s’agit de la difficulté qu’éprouve un ménage dans son logement à disposer de la fourniture énergétique nécessaire à la satisfactions de ces besoins soit 20,4 % de la population française. Les plus touchés sont les chômeurs, les handicapés et les personnes aux foyers. En cas de hausses de 10% des prix de l’énergie, près d’un million de personnes de plus basculeraient dans la précarité énergétique. Cela montre que la population vit dans la perpétuelle peur de tomber dans la précarité énergétique. De plus vivre avec des problème d’énergie pousse les ménages à développer des problèmes de santé qui seraient la cause de l’humidité. Par conséquent nous pouvons affirmer qu’avoir une vie sociable devient de plus en plus difficile et que la précarité énergétique n’est pas seulement un problème économique mais débouche aussi sur des problèmes de santé.

La démographie médicale en France

 

2.Précarité alimentaire

 

La précarité alimentaire est un accès restreint, inadéquate ou incertain à des produits sains et nutritifs, et dont la faim est la conséquence ultime, mais non systématique. Aujourd’hui les ménages sont évalués à 3.5 millions celle pour qui le reste à vivre après avoir payer leur loyer, leur éventuels frais de santé et consommation d’énergie n’est pas suffisant pour se nourrir convenablement. Or ces personnes favorise ainsi la malnutrition est donc débouche sur des apparitions de pathologies telles que le diabète, le surpoids et l’excès de cholestérol. Ainsi la mauvaise nutrition accroît les dépenses de santé des plus pauvres au détriment de leurs budgets alimentaires.

 

3.Précarité du travail

 

La précarité du travail désigne un emploi qui présente trop peu de garantie d’obtenir ou conserver dans un avenir proche un revenu acceptable. La France compte 25,8 millions d’emplois, occupés par 22,9 millions de salariés et trois millions d’indépendants. Les  personnes en statut précaire représentent 13 % des emplois, soit 3,4 millions de personnes. La sociétéassiste à une forte croissance des emplois à durée déterminée comme les cdd, l’intérim et les contrat aidés. Les ménages sont donc impactés directement sur leurs économies et vivent alors dans un avenir incertain.

 

3.Les solutions les plus efficaces prises par l’ensemble de la société.

 

Bien entendu la précarité est un problème planétaire sociale. Cependant, les solutions pouvant êtres mises en place les plus efficaces concerne la politique actuelle de notre société. En effet les précaires entretiennent un rapport spécifique à la politique. D’après une enquête réalisée par Nonna Mayer: beaucoup des précaires ne votes pas et bon nombre d’entre eux ne sont même pas inscrits sur les listes électorales. Cela prouve que la non inscription ainsi que l’abstention des inscrits augmente mécaniquement avec la précarité. Ce problème peut s’expliquer par le fait que la précarité prive de ce qui pousse vers les urnes c’est à dire la confiance en soi, le sentiment de pouvoir être entendu. De plus les enquêtes menées auprès des élections en ont conclu que ces précaires sont davantage attirés par un candidat, un parti ou une tendance politique de gauche. Tout ceci nous amènes à dire que si  les précaires s’abstiennent beaucoup moins à réaliser leurs devoirs de citoyen en allant voter, la chance de sortir de ce problème social serait en plus grand nombre. Nous pouvons prendre comme exemple l’idée de Monsieur Amon, président du partie socialiste et candidat à l’élection présidentiel 2017 qui avait comme idée d’instaurer un revenu universel pour les français. Cette idée aurait pu sûrement diminuer à sa façon la précarité existante. Comme autre exemple une loi à été instaurée en Août 2015 sur la transition énergétique. Cette dernière a pour bute d’amener les propriétaires de logement à rénover énergétiquement leur bien lorsque la consommation d’énergie dépasse les 330kWh/m²/an. On peut dire que cette dernière a pour bute de réduire la précarité énergétique.

Aujourd’hui les pouvoirs publics essayent d’adapter les aides sociales afin de réduire ces désagréments plutôt que de lutter directement contre la précarité. Cela permet de maintenir l’instabilité professionnelle.

D’autres solutions en liens directe avec la précarité sont mises en place depuis de nombreuses années. Les associations comme les restos du cœur qui  ont pour but d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique.

 

 

Nous pouvons conclure qu’effectivement les pays développées sont en mesure de diminuer la précarité en s’investissant davantage et en étant activement plus à l’écoute des ménages.  Mais la précarité restera un phénomène inégalitaire si les ménages ne se donne pas plus les moyens d’être entendu. Chaque personne et libre d’aider directement ou indirectement à sa façon les personnes dans le besoin en passant par les aides sociales. Mais les solutions politiques apportées auront-elles un jour un impact définitif sur la précarité?

 

 

Bibliographie: 

  • Anne Dhoquois, S’attaquer à la précarité alimentaire, Alternatives Economiques: Manger autrement, vers une alimentation durable, Août 2017, n°011, pp 30-31
  • Axelle Brodiez-Dolino, La monté des vulnérabilités, Sciences Humaines: les nouveaux visages de la précarité, février 2017, n°289, pp 30-31
  • Céline Braconnier, La politique peut encore changer de vie, Sciences Humaines: Les nouveaux visages de la précarité, février 2017, n°289, pp 46/47
  • Claire Alet, La précarité se conjugue au féminin,Alternatives Économiques: Les chiffres 2014 l’économie et la société en 30 thèmes et 200 graphiques,octobre 2013, numéro hors série 98, pp 50-51
  • Giulia Mensitieri, Derrière les paillettes, la précarité, Sciences Humaines: La motivation au travail, Novembre 2018, n°308, pp 29
  • Julien Damon, Quelles solutions face à la précarité ?, Sciences humaines : Les nouveaux visages de la précarité, février 2017, n°289, pp 48-49
  • .Morgan Boëdec,  L’Iles-de-France lance son Grenelle de la précarité énergétique, Environnement magazine: Comment la ville absorbe la pluie, mai 2017, n°1757, pp 22-23

 

Miquet Michel, Taillard Léa

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3 réponses à Les pays développés sont-ils en mesure de lutter efficacement contre l’accroissement de la précarité des plus démunis ?

  1. btsenil dit :

    Une problématique d’actualité, traitée avec clarté et efficacité. Un bel article!
    Gaëlle CLEMENT

  2. btsenil dit :

    Un très bonne article avec un sujet très intéressant ainsi qu’une conclusion bien travaillé.
    Valentin Lagirarde

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