En quoi l’hygiène de vie chez les adolescents ne laisse t’elle aucune place à la pratique d’une activité physique?

Dans différentes sociétés, les individus sont considérés tel des enfants ou tel des adultes. Parfois on parle de rituel de passage qui nous indique que l’enfant a grandi et que c’est un adulte. Le modèle occidental a créé cette catégorie. L’adolescence, d’un point de vue psychologique, se défini par un processus de séparation et d’individualisation. L’adolescent se « sépare de ses parents », pour construire sa propre identité, afin d’acquérir une autonomie sur des plans psychologiques, moral et financier. Néanmoins, à travers cette période transitoire, il est essentiel de prendre soin de son hygiène de vie. Nous avons constaté d’après de nombreuses études que l’hygiène de vie n’est pas toujours une priorité, puisque 4 adolescents sur 10 ne seraient pas suffisamment actifs et la moitié ne respecte pas le temps d’activité recommandés d’après les spécialistes. Cette proportion serait en augmentation depuis des décennies. C’est alors que nous nous sommes posé la question suivante :

« En quoi l’hygiène de vie des adolecents ne laisse t’il aucune place à la pratique d’une activité physique ? »

Dans une première partie nous expliquerons les différents facteurs pouvant dégrader l’hygiène de vie des adolecents.
Dans une seconde partie nous évoquerons les conséquences d’une hygiène de vie non optimale et les troubles psychiques.
Nous emmétrerons une parenthèse sur les bienfaits du sport chez les adolecents afin de conseiller la pratique d’une activité physique.

I) Les facteurs qui altèrent l’hygiène de vie

A) Ecrans : une menace pour les adolecents

1.1) Un point sur l’utilisation des écrans

Les jeunes sont ultra-connectés. En effet, en France, en moyenne, il y a 9,7 écrans par foyer. Une présence de l’informatique au sein des familles, conséquente puisque, 77 % des adolecents ont leur propre smartphone, l’année dernière cela représentait environ 68%. L’utilisation des écrans les rends sédentaires, et ils ont du mal à s’en défaire Derrière ses chiffres se cachent une réalité sombre lié à la perte de sommeil.

1.2) Des outils qui perturbent le sommeil :

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Les personnes qui utilisent des écrans avant le couché, ont des difficultés à s’endormir, la fatigue accumulée en semaine demande un besoin de récupération qui nécessite un sommeil plus long le week-end. La dette de sommeil concerne 30% des adolecents, les médecins conseillent d’avoir 9 heures de sommeil par nuit, le compte en est bien loin.

De manière scientifique, l’explication rationnel de cette perte de sommeil est dû à la lumière bleue des écrans qui influence l’horloge biologique des humaines puisqu’elle active cent fois plus les récepteurs photosensibles non visuels de la rétine, que la lumière blanche du jour. Ce qui altère fortement la qualité du sommeil.

 

B) Consommation de tabac : un retour à la hausse

Les résultats de la dernière enquête Escapd mené auprès des jeunes français de 17 ans indique une prévalence du tabagisme quotidien entre 2008 (29%) et 2011 (32%), mais néanmoins une baisse de l’expérimentation passant de 71% à 68%. Dans la tranche d’âge est 15- 19 ans, la répartition de consommation est équilibrée selon le sexe (33% des garçons et 30% des filles de 17 ans en 2011) qui était respectivement 30% et 28% en 2008). La consommation de tabac chez une génération très jeune, puisqu’à 15 ans plus de la moitié des jeunes qui ont déjà expérimenté le tabac (56 %).   Le baromètre de la santé en 2005 indique que lorsque le jeune ne vit plus avec ses parents, il y a 2 fois plus de fumeur et 2 fois plus de chance que l’adolescent fume si ses parents sont séparés. Le tabagisme dépend notamment des revenus financiers ou la situation professionnelle.

Il y a un lien entre le tabagisme et les troubles alimentaires qui a été justifié surtout chez les femmes puisque 28 % de fumeuses, 70 % de celles qui ne présentent aucun des 3 troubles et 29 % chez les 14 % présentant un seul trouble.

 

C) L’Alimentation : au-delà- des préjugés

L’étude du rapport à l’alimentation des 15-30 ans nous informe que lors de cette phase de notre vie, nous vivons des changements qui bouscule nos habitudes alimentaires. Il y a 51% de cette catégorie qui déclarent manger de manière excessive de temps en temps et 91% vont régulièrement dans des fast-foods. Le snaking (restauration rapide) répond à un besoin de rapidité et de nomadisme qui est un fait de société. Le petit déjeuner perd son importance et son équilibre puisqu’environ 68% des 15-30 ans prennent seulement une boisson et 82% prennent un sandwich à midi.

En revanche, les adolecents peuvent aussi veiller à leur alimentation ou faire du sport, la moitié des jeunes prennent du plaisir à consacrer du temps à élaborer des repas. Ce qui est encourageant. De plus les jeunes restent pour la plupart (89%) fidèles aux règles alimentaires familiales en prenant les repas à des heures régulières. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur notre modèle français qui perdure grâce à la jeunesse.

 

D) L’alcool : prendre des résolutions

L’alcoolisme des jeunes est un problème majeur de santé publique. En effet, une enquête internationale ESPAD*, la part des consommateurs réguliers (plus de 10 fois en trente jour) chez les garçons de 16 ans, serait passé de 10 à 18% entre 2003 et 2007 et pour les filles, de 5 à 9%. Malheureusement la consommation d’alcool est touche de plus en plus les préados. Selon une enquête internationale HBSC** qui réunit l’ensemble des jeunes provenant des pays européens et au Canada. A 11 ans, 59% ont déjà consommés et à 13 ans 72%.  D’après le docteur Jean-Pierre Benoît qui est un médecin psychiatre, il perçoit cette consommation comme « Une nouvelle façon de s’amuser, un jeu, presque une compétition ». Et perçu par les jeunes, l’alcoolisme se justifie pour les adolecents sur le pessimisme lié à leur avenir professionnel, la peur de l’échec scolaire, l’alcool provoque du plaisir et permet s’évader du quotidien et des tracas.

Nous pouvons ajouter que les producteurs d’alcool sont en parties responsable de ces résultats. Les industriels vont valoir leur produit avec un marketing ciblé et attractif avec une forte communication. Les « happy hour » est un exemple typique, en clair les bars proposent des tarifs réduits pour les étudiants. Mais encore, les marques d’alcools peuvent sponsorisés des festivals des concerts ou les jeunes se rassemblent. Néanmoins il y a une désinformation qui est constaté entre la vente et la prévention des risques et des dangers de l’alcool, nous avons aussi le cas dans le domaine l’alimentation tel que l’enseigne Mc Donald’s qui transmet des messages de prévention sur la santé à travers ses publicités, tout en incitant à la consommation. Il y a une désinformation auprès des industries, avec une jeunesse prise pour cible.

 

* ( Pour European School Survey Project on alchol an Other Drugs) ont publiés des resultats qui ont alertés les spécialistes de la santé.

**(Health Behaviour in School – Aged Children)

 

II) Conséquences et cas de troubles psychiques

A) Des responsables qui font barrage au sport

1.1) Un sommeil incomplet qui fait des dégâts :

Les données épidémiologiques confirment que le risque infectieux est plus élevé chez ceux qui dorment peu et donc l’adolescent devient plus vulnérable face aux maladies.

Il pourrait être responsable de maladies cardio-vasculaire, une perturbation du système immunitaire qui permettrait le développement d’autres maladies bien évidemment. Une étude réalisée sur une vaste population a mis en évidence ce rapport entre le manque de sommeil et l’obésité puisque la production de leptine (hormone de la satiété), diminue lors d’une baisse de sommeil et la ghréline (hormone de la faim), augmente, ce qui favorise le grignotage en journée.

1.2) Les jeux vidéo dépassent le sport

Selon une enquête Pelleas, sur 2000 élèves de région parisienne (collégiens et lycéens), 14% ont déclarés avoir une addiction aux jeux-vidéos. Parmi ces 14%, il y a 71% qui ont avoués avoir négligé la scolarité ou le sport.  Nous pouvons parler de jeux vidéo qui ne cessent de se développer, l’attraction est grande puisque les jeux sont de qualité, les appareils tel que les consoles de jeu, les ordinateurs, sont confortable pour les joueurs débutants et confirmés, d’où l’envie de s’y prêter, et touche un large public (enfants, adolecents, adultes et même les seniors) par conséquent ne nombre de joueurs ne cessent d’augmenter.

B) Les troubles psychiques, un fait à ne pas exclure

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L’adolescent crée sa personnalité à travers de nouveaux modèle (les enseignants, les amis.), il subit non seulement un changement physique à travers la puberté et notamment psychologique.

Le cas de l’anorexie qui se développe de plus en plus. D’après Marie Rose Moro, l’anorexie est une souffrance psychique puisque l’apparence physique compte énormément. La phobie scolaire qui est du au stress engendré par les parents sur la scolarité. Dans le cas de l’hyperphagie (manger en trop grande quantité) ou l’obésité, ils peuvent être associés avec les classes défavorisées, qui ont une situation financière instable.

 

III) Une jeunesse consciente, orientée vers le dynamisme

A) Curieux sur leur propre santé

Une étude a permis de vérifier que 93% des 15-30 sont des internautes et plus de la moitié ont eu recours à internet afin d’effectuer des recherches en rapport avec la santé dans les 12 derniers mois. Les trois quarts des jeunes ont effectués une recherche en lien avec une consultation médicale, parfois avant pour anticiper ou après afin de pouvoir préparer un recours aux soins mais encore à avoir des informations complémentaires.

De plus, les principaux termes évoqués sur internet sont liés avec les maladies chroniques (45%), la santé de la mère et de l’enfant (21%), les problèmes de santé ponctuels (20%) ainsi que les comportements de santé comme par exemple l’arrêt de consommation de tabac, la contraception ou l’alimentation. La jeunes sont tout fois curieuse sur leur propre santé, et réalisent des recherches en fonction de leur besoin, il y a une prise de conscience qui n’est pas à négliger.

 

B) Le sport bénéfique pour santé et c’est prouvé !

Le sport est un moyen efficace de développer des nouvelles capacités. En effet, pendant l’adolescence, le cerveau qui avait acquis des compétences pendant l’enfance, connaît des changements, c’est une sorte de « mise à jour ».  Il est conseillé d’avoir une activité physique puisque d’après des mesures, jusqu’à 21 ans l’entrainement permet d’améliorer la vitesse, la réponse motrice et le stimulus visuel. Mais encore d’après les propos du neuropsychiatre français Boris Cyrulnik, un skieur à un travail de visualisation mentale, et donc la zone de son cerveau responsable du langage est 4 fois plus épaisse que celle du non sportif, ce qi est un gain sur les performances intellectuelles. Une activité physique n’est pas seulement une dépense énergétique qui améliore la santé, ou la perte de poids, il permet de faire progresser un organe vital, moteur de tous mouvements, indispensable qui n’est d’autre que le cerveau. Nous pouvons observer un phénomène qui tend à affirmer que les jeunes veulent faire du sport pour leur bien être.

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Conclusion:

L’adolescence est une période exhaustive, auxquelles certaines rencontres des difficultés. C’est une étape où ’adolescent subit énormément de changements, aussi bien sur le plan physique via la puberté et sur le plan psychologique (stress, anorexie, phobie.). L’hygiène de vie est primordiale dans le cas de la pratique d’une activité physique, néanmoins une partie des adolecents veulent prendre du plaisir, les écrans qui sont utilisés quotidiennement, ainsi que les smartphones que nous avons constamment à porté de main, le sommeil de l’adolescent est impacté. Ces facteurs dominent en général, le sport est donc négligé à notre plus grand regret. En revanche, il reste de l’espoir, une part des adolecents prennent des initiatives pour améliorer leur santé. Nous avons une réelle prise de conscience qui voit le jour progressivement.

Louis Riss

Bibliographie :

 

  • François Beck, « Le recours à l’Internet‑santé parmi les 15‑30 ans », juin 2014, consulté : le 19 décembre 2017.
  • O . Caprionnier, « Quels sont les risques pour la santé d’un manque de sommeil ? », mars 2013, consulté le 9 janvier 2018.
  • Centre d’observation de la société, « Jeux-vidéos : quel impact chez les jeunes ? », octobre 2015 (date de publication), consulté : 7 janvier 2018, http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/divers-tendances_conditions/jeux-video-quel-impact-chez-les-jeunes.html#return-note-553-4
  • Les professionnelles de l’INPES, « La consommation de tabac chez les jeunes de 15 à 25 ans », mis à jour le 23 septembre 2014, consulté le 9 janvier 2018, http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/tabac/consommation/tabac-jeunes.asp
  • Rénald Lafarge/ Elisabeth Lustrat, « Enfant, une offre plus adaptée » /, « les 15-30 ans : une cible en pleine ambivalence », octobre 2016, consulté le 4 janvier 2018.
  • Patrick Laure, « Activité physique et santé », paru en mars 2017, consulté le 20 decémbre 2017.
  • Louis Maurin, « Alcool : quand les jeunes trinquent », mai 2009, consulté le 12 janvier 2018, consulté le 9 janvier 2018.
  • Marie-Rose Maro Lhérété, « réparer les adolecents », consulté le 12 janvier 2018.
  • Garac Renac, « dans le cerveau d’un adolecents », juillet 2017, consulté le 10 janvier 2018.
  • Pascal Santi, » Smartphone et tablette, les ennemis du sommeil », mars 2016, consulté le 20 novembre 2017.

 

La « campagne » s’installe en ville : une nécessité pour les citadins?

 

Depuis 2007, la moitié de la population mondiale est urbaine. Selon la dynamique actuelle, on estime qu’avant 2050, 70 % des êtres humains seront des citadins. Les villes s’étendent sur les campagnes qui disparaissent peu à peu sous les zones pavillonnaires, industrielles ou d’activité ou ailleurs, sous les bidonvilles. Les espaces verts urbains contribuent à la qualité du cadre de vie et à l’attractivité des villes. Ils répondent à des enjeux non seulement sociaux et écologiques mais aussi économiques.

Vive les économies

Nos besoins de nature, pourtant difficilement mesurable monétairement, ont ainsi un poids économique bien réel. Les communes françaises dépensent par année 2,4 milliards d’euros pour leurs espaces verts, et, les particuliers  plus d’un milliard et demi pour végétaliser leur intérieur et 750 millions d’euros pour les plantes extérieures ! La filière horticole emploie ainsi 150 000 personnes dans 45 000 petites et moyennes entreprises. De plus, les citadins installent de plus en plus de ruche et ils ont découverts qu’elles se plaisaient mieux ici, en ville, qu’à la campagne preuve que la ville a des bienfaits.

Le végétal est source de nombreux types de productions et la plupart sont de mieux en mieux  valorisés en milieu urbain. L’agriculture urbaine est définie comme une activité de production agricole et alimentaire, se déroulant au sein même de la ville, dans le but de contribuer à l’alimentation des populations. Elle se manifeste de plusieurs façons : exploitation des surfaces agricoles en bordure des zones urbaines, des surfaces jardinées par les urbains. Le maraîchage urbain et périurbain répond aujourd’hui à une attente des consommateurs qui  souhaite consommer des produits cultivés localement. Les AMAPS associent des dimensions sociales aux activités agricoles. De plus en plus de personnes s’intéressent de près à ce qui se trouve dans leur assiette, et, on décidés de privilégier les aliments locaux au quotidien qui présentent de nombreux avantages, pour nous et pour ceux qui nous entourent.

En quelques points, manger local et de saison, c’est :

  • Garantir l’autonomie alimentaire, préserver les terres nourricières et l’activité des paysans à côté de chez soi
  • Sauvegarder la biodiversité agricole et la spécificité des terroirs
  • Encourager une économie locale et créer des emplois qui ont du sens
  • Réduire le transport des produits et minimiser les changements climatiques
  • Participer à une répartition équitable des richesses
  • Favoriser la qualité alimentaire et vivre en bonne santé

Nous avons pu voir, que plusieurs villes utilisent les chevaux pour tracter leurs poubelles à la place des camions se qui fait des économies pour la ville, moins de pollution pour la planète et plus de calme pour les habitants.

cheval camion poubelles

http://journalmetro.com/dossiers/special-vert/279470/des-chevaux-pour-les-cols-bleus-2/

 

Un fruit hors saison importé consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement lorsque c’est la saison.

Ceci nous amène à réfléchir est ce que manger local n’est pas une nécessité ?

 Pourquoi se déplacer alors que tout peut se trouver à proximité de chez nous

L’accès aux espaces verts et à la nature en ville contribuent directement à la santé publique en réduisant le stress, en favorisant l’activité physique, en améliorant le cadre de vie et l’état de santé ressenti. Dans une ville riche d’arbre et de végétal, il semble que le citadin se sente plus en sécurité. La biodiversité  ne fait pas que nous apporter une régulation de notre environnement physique (air, eau, température, bruits), elle agit sur notre psychisme. L’accès à un espace végétal réduit la fatigue, contribue à prévenir l’obésité chez les enfants, facilite la concentration, favorise la guérison d’une maladie, apaise, diminuerait l’agressivité et même la violence. Les études sur les relations entre l’environnement se multiplient et leurs résultats sont : privés de végétal autour de nous, nous ne sommes plus les mêmes.

Le végétal tempère le microclimat, humidifie l’air ambiant et réduit les îlots de chaleur. Lorsque les précipitations sont abondant, il absorbe l’eau et ralentit la saturation des réseaux d’écoulement. Sur les murs et les toits, il agit comme un isolant. Il filtre l’air de certains de ses polluants et de ses poussières, il atténue le bruit. A lui seul, le végétal combine de grandes performances technologiques.

 mur_vegetal

http://barbe4.free.fr/Wordpress/?p=30

Chacun ses goûts, chacun ses couleurs

Depuis  le XVIIIe siècle, les jardins existent, les jardins à la française, à l’anglaise et à l’imagination des personnes.  Ceci permettait de recréer un décor naturel dans une démarche aussi bien artistique qu’architecturale. Le choix des couleurs et des formes ayant pour objectif de composer une « peinture vivante ».  Selon les saisons et les moments de la journée, les jardins  offrent des sensations et des vues différentes. Par ailleurs, dans les villes on insère de plus en plus de mur végétal ce qui permet d’amener de la couleur en ville, il évolue au cours du temps (saisons et années), c’est en quelque sorte une œuvre vivante. En outre, selon le choix des plantes il peut avoir des propriétés odoriférantes.  D’autre part, il y a le concours des villes et villages fleuris qui a été créé en 1959 organisé en France pour promouvoir le développement des espaces verts dans les villes. De plus, pour favoriser l’entretient des ces espaces verts beaucoup utilise les animaux (comme par exemples les chèvres qui sont des « débroussailleuses » ou les moutons), et sa permet de découvrir les animaux de la ferme et de maintenir une biodiversité.

 jardins

 http://www.planet.fr/escapades-week-end-parcs-et-jardins-de-france.18890.1606.html

 

 

Pour conclure, nous avons put observer que « la campagne » en ville peut apporter des économies pour les citadins et même faire des bénéfices car sa amène des touristes. De plus, cela favorise le bien être et la santé des citadins en mangeant des produits de meilleurs qualité ou même en se relaxant. Pour finir, cela a un coté esthétique car sa valorise la ville. On peut donc dire qu’apporter un peu de végétal en ville est positifs pour plusieurs facteurs.

Bibliographie

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Clavel Maïté.Un ailleurs au sain de la ville. CAIRN.INFO, vol. 40, avril 2010, p. 609 à 621.

Isabelle. Le végétal dans la ville: l’élément vital. [En ligne]. [Consulté le 7 juin 2011]. Écolo info. Disponible sur : http://www.ecoloinfo.com/2011/06/07/le-vegetal-dans-la-ville-lelement-vital/

– LapercheDorothée. Des outi ls pour repenser la gestion des villes. Environnement et technique 313, Avril 2012, P. 14-15.

Marchal Mathias. Des chevaux pour les cols bleus. [En ligne]. [Consulté le 22 mars 2013]. Métro. Disponible sur : http://journalmetro.com/dossiers/special-vert/279470/

TorreAndré. Quand l’agriculture s’installe en ville… …désir de nature ou contraintes économiques ? [En ligne]. [Consulté le 06 février 2013]. Métro politiques.eu. Disponible sur : http://www.metropolitiques.eu/Quand-l-agriculture-s-installe-en.html

Vuillemin-Filipi Véronique. La belle vie des abeilles des villes. Avril 2007.Dossier abeilles. P. 26-27.

Ophélie Briccoli & Noémie Martin

 

L’agriculture « grignotée » par la la ville… ?

          Pris entre le développement urbain et la modernisation de l’agriculture, les espaces périurbains semblent trop contraignants pour garder des exploitations agricoles rentables. Pourtant, on peut constater qu’un certain nombre d’entreprises agricoles subsistent et tirent partie de la proximité de la ville.

L’agriculture périurbaine a-t-elle encore une place autour des villes ?

Nous répondrons à cette question en élaborant une définition de l’agriculture périurbaine et en abordant quelques chiffres, puis dans un second temps, nous expliquerons quelles sont les principales difficultés  pour les agriculteurs traditionnels. Pour finir, nous montrerons que l’agriculture périurbaine est tout de même une nécessité contemporaine.

 

I. Définitions et chiffres:

 

         Selon le zonage en aires urbaines défini par l’INSEE, la quasi-totalité de l’Île-de-France est composée de pôles urbains et de leur couronne périurbaine et donc « classée » en périurbain.

L’Atlas rural et agricole de l’Île-de-France en 2004 considère que le périurbain représente 210 communes sur 1300, soit 13% du territoire francilien. Cette délimitation a été reprise avec quelques modifications dans le projet de SDRIF , qui resitue également la ceinture verte, zone située en périphérie immédiate de l’agglomération parisienne, qui offre environ 60% d’espaces ouverts, c’est à dire boisés, agricoles et naturels. La Ceinture verte représente un cinquième du territoire d’Ile-de-France et les activités agricoles assurent la gestion de la moitié des espaces ouverts, soit 96 200 ha de terres agricoles (MOS de l’IAURIF, 2003). Elle concentre 14% de la surface agricole régionale (SAU) soit 84 000 ha.

Avec 2 350 ha au total, la Ceinture verte regroupe la moitié du potentiel régional de cultures spéciales.

En Ile de France l’espace agricole couvre 50% du territoire régional. En 2007, on dénombrait 5300 exploitations agricoles dont les trois-quarts concentrent 93% des actifs (soit 0,1% des franciliens)

Si la présence agricole en Île-de-France est modeste, le poids réel de cette agriculture est important. Sur 1,8% des superficies agricoles françaises, l’Île-de-France assure en effet, en surface : 1,7% de la production agricole française ;  12% de la production française des cultures industrielles ;  4 à 5% des céréales ; 6 à 7% en valeur des fleurs et pépinières ;  4 à 5% des légumes.

Les exploitations spécialisées et d’élevage sont les plus menacées, et on observe depuis plusieurs années une chute drastique du nombre de ces exploitations (entre 2000 et 2007, diminution de 5.3% pour les exploitations de maraîchage et d’horticulture, de 9.4% pour l’élevage, et de 15.1% pour l’arboriculture)

De 1988 à 2000, plus de 930 exploitations ont disparu ( -32 % pour la région) et ce sont les unités de cultures spéciales qui ont connu le plus fort taux de disparition : – 68 % pour les vergers et -38 % pour le maraîchage.

C’est dans la Ceinture Verte que se sont surtout concentrés les prélèvements d’espaces agricoles pour l’urbanisation : 22 000 ha de 1982 à 2003 (MOS).

Entre 2000 et 2010, les pôles (unités urbaines d’au moins 1 500 emplois) ont perdu 31 % de leurs exploitations, contre 26 % pour l’ensemble du territoire métropolitain et le nombre d’exploitations agricoles a baissé de 26 % en France métropolitaine.

 

                              EVOLUTION DU NOMBRE D'EXPLOITATIONS AGRICOLES

 1

 

Source : Agreste - Enquête annuelle sur la valeur vénale des terres agricoles.

 

Mise à part la métropole de l’Ile de France nous pouvons nous appuyer des l’exemple de Besançon où les espaces boisés et agricoles couvrent respectivement 37% et 30% de la surface du territoire du Grand Besançon. En 2006, on comptait une centaine d’exploitations professionnelles sur les 59 communes du Grand Besançon contre 155 en 2000 et plus de 300 en 1979. Aujourd’hui, il ne reste que 385 exploitations sur 133 communes autour de Besançon. En 20 ans, ce sont 16% des surfaces agricoles qui ont disparu, principalement au profit de l’habitat et des infrastructures collectives.

 

Le « rognage » des villes qui ont été mise en évidence précédemment ne sont pas sans conséquences ; elles engendrent de nombreuses difficultés en particulier pour les agriculteurs traditionnels.

 

 II. Des difficultés pour les agriculteurs traditionnels :

 

       L’agriculture périurbaine engendre de nombreux facteurs de déstabilisation qui impactent une grande majorité des exploitations agricoles franciliennes ; en particulier une forte pression foncière sur les espaces agricoles avec un étalement urbain parfois non contrôlé ce qui engendre un coût d’accès au foncier élevé (comme le montre le graphique ci-dessous) et donc des difficultés d’installation pour les jeunes agriculteurs, ainsi qu’une précarité de l’outil de travail des agriculteurs en place.

 

                          EVOLUTION DU PRIX DES TERRES AGRICOLES EN FRANCE

 

2

Source : Agreste – Enquête annuelle sur la valeur vénale des terres agricoles.

 

Mais aussi des circulations agricoles qui sont rendues difficiles par le trafic et les aménagements parfois non adaptés dans les bourgs et villages.

Ensuite, l’agriculture périurbaine engendre l’enclavement, le fractionnement et la déstructuration des espaces agricoles qui entraînent des difficultés d’exploitation et d’évolution des outils de production  et donc des problèmes de transmission des exploitations tel que la baisse du nombre d’agriculteurs et du nombre des installations, ce qui est bien représenté sur le graphique suivant :

                                
                                    NOMBRE DE SALARIÉS AGRICOLES PERMANENTS

 3

Source : Agreste – Enquête annuelle sur la valeur vénale des terres agricoles.

 

Pour le cas des productions spécialisées elles éprouvent des difficultés d’écoulement et de valorisation de leur production par la faute de structuration et de taille suffisante face à un marché gigantesque.

Ces difficultés sont également liées à l’arrivée d’une population de moins en moins rurale , qui cherche, loin des villes, à retrouver un cadre de vie « naturel », tout en exigeant un niveau d’infrastructures et de services propres à un contexte urbain auquel elle est habituée.

Le fonctionnement urbain, comme par exemple, la proximité des autoroutes ou l’emprise sous les lignes électriques et bien d’autres choses sont des nuisances pour l’agriculture.

Ces difficultés fragilisent grandement la pérennité des exploitations agricoles, alors même que l’activité agricole joue un rôle structurant en Île-de-France, qui n’est aujourd’hui pas suffisamment reconnu.

 L’importance du maintien de l’activité agricole en tant qu’activité économique rentable et viable est donc cruciale en Île-de-France.

 

       Si l’agriculture périurbaine entraine  quelques contraintes pour les agriculteurs, il n’en demeure pas moins que c’est une nécessité contemporaine.

 

 III. Une nécessité contemporaine :

 

       Vis-à-vis de l’agriculture, les urbains ont des attentes très précises en matière de qualité environnementale, paysagère et alimentaire. Pour les animateurs des territoires agriurbains il ressort que l’agriculture périurbaine, de par sa proximité et l’attrait qu’elle peut exercer sur le monde urbain, aurait quelque chose de « para-agricole ». Elle dépasserait le cadre strict du monde agricole et serait davantage ouverte sur l’extérieur, concernant et impliquant d’autres types d’acteurs.

Les villes, à la recherche d’un développement plus durable, commencent à intégrer dans leur stratégie les enjeux agricoles de leur territoire. Elles attendent donc plusieurs services de l’agriculture tel que d’assurer un approvisionnement de proximité pour les populations urbaines, fournir des produits très spécifiques comme des fleurs, des plantes aromatiques, des fruits et légumes ou encore participer au développement économique par le dynamisme des exploitations et des filières agroalimentaires et contribuer directement à la qualité et au cadre de vie sur le territoire.

 Situés à proximité des consommateurs, les maraîchers urbains sont nombreux à écouler leur production via des circuits courts (79 %). La vente sur les marchés constitue leur principal mode de commercialisation (42 %) devant la vente à la ferme (22 %) et en paniers (10 %).

Contrairement à une idée reçue, en zone périurbaine, l’agriculture n’est pas une réserve de foncier. Elle assure aujourd’hui de multiples fonctions comme des services aux collectivités,  le développement de filières de proximité, la gestion des ressources naturelles ou encore des offres de loisirs.

L’urbanisation est un trait majeur du développement économique et social de la  France. Elle se manifeste principalement par l’expansion des régions urbaines qui intègrent dans leur périmètre un nombre toujours plus grand d’espaces ruraux.

L’agriculture périurbaine représente de grands enjeux pour l’agriculture française car elle constitue une part importante de la production de biens et de services agricoles  et  joue un rôle de laboratoire et un pôle d’innovation.

 

 

       En conclusion, le poids des attentes de la population urbaine, qui peut être parfois irrationnelles, peut également être à l’origine d’effet de mode entraînant des évolutions trop rapides ou pas assez raisonnées sur le monde agricole. L’agriculture périurbaine serait donc dans une situation paradoxale car elle est à la fois attendue et compromise par le monde urbain.

 

 

Bibliographie

 –          Agricultures et territoires Chambre d’Agriculture [en ligne]. Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA), 03 septembre 2012, [consulté le 04/12/2013]. Agriculture péri-urbaine : favoriser le développement équilibré et durable du territoire. Disponible sur :

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