Les catastrophes naturelles et leurs impacts sur les populations migrantes

Qu’advient-il des populations migrantes touchées par les catastrophes naturelles?

         Les migrations liées à l’environnement sont loin d’être un phénomène nouveau : depuis l’Antiquité, de nombreux récits de catastrophes naturelles relatent déplacements, exodes et évacuations. Des désastres comme le tremblement de terre qui détruisit Lisbonne en 1755, ou le grand incendie qui ravagea Londres en 1666, produirent d’importants flux de réfugiés.

Dans cet article, nous allons tout d’abord parler des destinations des migrants, pour ensuite aborder le sujet de l’obligation de quitter des lieux atteins par des catastrophes naturelles, et enfin, nous nous demanderons comment évoluent les migrants après avoir quitté leurs pays.

Enfin, nous conclurons en répondant à la problématique suivante, qu’advient-il des populations touchées par les catastrophes naturelles ?

Tout d’abord, nous allons nous intéresser aux destinations les plus visées par les éco réfugiés [1]

         D’après les Nations Unies, 191 millions de personnes vivaient en dehors de leur pays de naissance en 2005, soit 3% de la population mondiale. Ils se sont déplacés comme indiqués ici : 62 millions de personnes de pays pauvres vers des pays riches ; 61 millions de personnes de pays pauvres vers des pays pauvres ; 53 millions de personnes de pays riches vers des pays riches ; 14 millions de personnes de pays riches vers des pays pauvres. 64 millions vivent en Europe, ce qui représente 8,8% de la population européenne ; 53 millions vivent en Asie, représentant 1,4% de la population asiatique ; 45 millions vivent aux Etats-Unis, représentant 13,5% de la population étasunienne.

Ensuite, nous allons nous demander si les populations touchées doivent quitter les lieux atteins.

         La plupart du temps, les catastrophes naturelles détruisent tout, ou presque tout sur leur passage. Prenons comme exemple L’Amérique centrale qui a vécu le passage de nombreux ouragans comme « Mitch » qui a atteint le Nicaragua et le Honduras en 1998 et « Stan » qui a frappé le Mexique et le Guatemala en 2005. Ces aléas climatiques peuvent également engendrer des épisodes d’inondations : en septembre 2010, l’ouragan « Karl » a atteint les côtes mexicaines et les pluies qu’il a engendrées ont provoqué d’importantes inondations dans la région de Veracruz.

Dans ces cas-là, les habitations, les services hospitaliers et autres bâtiments sont complètement détruits, il est donc impossible pour les habitants de rester dans leurs pays. Ils se voient obligés de quitter les lieux atteins.

Mais d’un autre côté, certains pays subissent des catastrophes naturelles moins importantes comme la France il y a quelques années, qui a subi une inondation. Dans ces cas-là, les habitants ne sont pas obligés de quitter leurs pays.

Les réfugiés écologiques trouvent, certes, un pays d’accueil, mais, que font-ils dès lors qu’ils sont intégrés à ce pays ?

         Ce qui attire le plus souvent un réfugié dans un pays étranger est le travail ou les services, la meilleure qualité de vie,  les bonnes réserves de nourriture, un meilleur climat et une terre fertile, moins de risque de catastrophes naturelles, la richesse, et la sécurité politique. Mais le plus souvent, les migrants sont là pour combler le manque de personnel dans les emplois 3D[2] et les moins payés. En période de stagnation économique, les migrants sont souvent les premiers à subir les licenciements, étant donné qu’ils travaillent souvent dans les emplois les moins stables (emplois à durée déterminée, les emplois en intérim ou les emplois à mi-temps).

Pour conclure,

         Nous pouvons rappeler que la plupart du temps, les réfugiés écologiques fuient leurs pays vers d’autres pays avec un avenir meilleur. Mais, le plus souvent, ils sont déçus de ce qu’ils trouvent dans ces pays tant convoités.

Les migrants sont souvent sous-estimés et traités comme des esclaves n’ayant pas les mêmes droits que les autochtones. Une question se pose alors… Si les pays accueillant les réfugiés écologiques continuent à les traiter ainsi, les migrants vont-ils continuer à migrer ? Vont-ils continuer à considérer ces pays accueillant comme des pays ayant un avenir meilleur ? Et ne vont-ils pas rester dans leurs pays au risque de supporter de nouvelles catastrophes naturelles pouvant les nuire ?


[1] Eco réfugiés : Personnes contraintes à migrer à cause de changements climatiques (réchauffement climatique, érosion des sols, …) ou biogéographiques de leur région (désertification, déforestation, …).

[2] Emplois 3D : Difficiles, dangereux et sales.

Article rédigé par Benjamin Ulmer et Varvara Popescu.